vendredi 11 juillet 2014

Lettre ouverte à Anie Samson


Madame Anie Samson

V.P. comité exécutif

Ville de Montréal

 

Re : Réglementation anti-animaux

 

Madame,

 

J’ai écouté votre entrevue à la radio hier et il est de mon devoir pour la protection des animaux de Montréal, de vous mettre en garde contre les notions que certaines personnes essaient de vous faire adopter.

Licence pour chats

Il est faux de croire que licencier les chats va responsabiliser leurs propriétaires. Sans une campagne d’éducation sérieuse et des incitatifs, les québécois étant ce qu’ils sont, ils vont simplement mettre le chat à la rue plutôt que de le déclarer même si au départ vous avez idée que la licence soit gratuite.

Déjà que votre taux de licences pour chiens n’est pas élevé, seuls les propriétaires de chats responsables (et peureux) vont enregistrer leur félin.

Ce que je vois là c’est un moyen détourné pour ne pas dire malhonnête de faire le recensement des animaux dans la ville pour mieux les contrôler et par la bande mieux contrôler leurs humains.

Incitatifs

Tant qu’il n’y aura pas une politique générale de stérilisation des chats et des chiens à prix modiques, oubliez ça. Même chose pour le micropuçage. Ce ne sont que des vœux pieux ou une autre façon de donner des contraventions.

Vous ne pensez pas que les montréalais en ont assez ?

Pour le moment, certains arrondissements paient la stérilisation de chats errants mais si une personne adopte un chat qui a été abandonné, elle est prise avec les frais faramineux de vétérinaires.

Sans compter la réglementation contradictoire dans ces mêmes arrondissements qui remettent les chats férals dans leur environnement tout en interdisant de les nourrir.

Je crois sincèrement aux avantages de la micropuce mais à $100 pièce, ce sont seulement les propriétaires responsables qui vont la payer. Les autres, ayant peur aux frais et amendes s’ils viennent à perdre leur chat, vont éviter cette procédure et si elle devient obligatoire, vont mettre le chat dehors tout en le nourrissant. Il ne vit plus chez eux donc ne leur appartient plus.

On est loin de solutions magiques.

 

De plus, je ne sais pas pourquoi vous parlez du « Modèle Calgary ». Ce qu’on a oublié de vous dire c’est que ça fait au moins 10 ans que ce modèle ne fonctionne plus, que l’auteur a pris sa retraite et que les habitants de Calgary en étaient très heureux car ils en avaient ras le bol des amendes.

Comme vous le verriez dans une opinion que j’aurais aimer vous annexer de Merritt Clifton, journaliste américain et chercheur réputé, il en fait l’analyse et met en garde les villes qui voudraient s’en inspirer. (http://www.animals24-7.org/2014/06/03/should-vets-report-vaccination-clients-to-pet-licensing-agencies/

 Surtout si vous essayez de couvrir vos frais avec le prix de la licence. L’administration du système que vous voulez instaurer coûte trop cher et vous allez y engloutir des millions $. Aussi bien en prévenir le public.

Déjà que l’escouade canine de la ville ne peut pas administrer la population de chiens sans faire de gaffes, de faire disparaître des animaux que les maîtres ne peuvent plus retrouver, je ne peux m’imaginer que si vous étendez le système à la grandeur de l’ile ça aura plus de succès.

Le but de mon pavé dans votre trou d’eau c’est pour vous faire prendre conscience qu’on vous a donné de fausses informations qui ne sont pas applicables au Québec. Vous dites toujours qu’au Québec c’est différent bien dans ça aussi la mentalité est différente.

Par exemple ce n’est pas une petite campagne à 15 jours du Festival des déménagements qui va empêcher les abandons. Je pense qu’une grande campagne auprès des propriétaires de logements locatifs (et pourquoi pas une réglementation) aurait été plus efficace. Ce n’est pas l’animal qui est malpropre c’est l’humain qui en a la charge.

Tant que les inspecteurs n’auront pas compris non plus qu’un chat ça vit, mange et chie la nuit, qu’à 7 hrs du matin il y a un risque que la litière soit souillée et les bols vides , alors là on s’enligne vers des abus, des invasions de domicile à l’encontre de la Charte et des dénonciations anonymes pour régler des différends qui n’ont rien à voir avec les animaux.

Etes vous prête, madame Samson à faire la part des choses et à traiter les propriétaires d’animaux avec civilité ? Ils sauront vous le rendre et même à aller jusqu'à vous aider à mettre votre système sur pied si vous savez les respecter et pas seulement en mots dans un dépliant; ça prend des actions concrètes.

 

 

Ville de Montréal: on s'enligne vers de la réglementation

La vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal et les bureaucrates se sont fait monter la tête avec le "modèle Calgary" par Johanne Tassé et le Club Privé.

Depuis le début je dis à tout le monde de se méfier de cette réglementation de licences sous prétexte que ça va aider les animaux perdus à rentrer à la maison mais ici, la brigade canine n'est même pas capable de lire une médaille dans le cou du chien. Pensez-vous qu'elle va s'occuper des chats ? Pauvres minous perdus et pauvres maîtres qui vont arrêter de les chercher en pensant que la Ville va le leur rapporter.

Le modèle Calgary, ça fait plus de 10 ans qu'il est passé date. Bill Bruce, l'auteur a pris sa retraite et les habitants de Calgary en sont bien contents car ils ne pouvaient plus supporter les amendes pour tout et pour rien. Bill était aussi responsible de l'environnement et était pas un cadeau. Et ça ce n'est pas moi qui le dit mais Merritt Clifton, un journaliste américain et chercheur réputé qui en fait l'analyse dans un dossier de vaccination et de denunciation des vets.

Le Centre des animaux est un plus car rien ne peut être pire que le Berger Blanc mais comme le mentionnait un journal l'autre jour, même le BB pourrait faire application pour gérer le Centre. On est pas sorti du bois et les animaux non plus.

Une bénévole me disait que l'autre jour elle entendait des chiens japper dans l'ancien local du BB à Laval sur Cunard. Est-ce que Couture l'utilise pour cacher des chiens volés ?

jeudi 10 juillet 2014

Vraiment trop de pouvoirs au MAPAQ

Des fois je me demande si ce n'est pas mieux que les chats errants soient exclus de la protection des animaux par le MAPAQ. Une juriste a très bien établi la correlation.

Parce qu'ils n'ont pas de propriétaire, ils ne sont pas protégés. N'importe qui a le droit de tirer dessus, de les massacrer, de les domper dans la rivière. Pourtant ils souffrent comme tout autre être vivant.

Les élus et bureaucrates usent de leurs pouvoirs pour fesser dans le tas avec de la réglementation interdisant de les nourrir et de les abriter. Inacceptable.

Mais au moins, étant exclus des interventions du MAPAQ, ils ont plus de chances de survivre. Les inspectrices qui ne savent déjà pas comment manipuler les animaux et leurs vétérinaires qui ne connaissent rien aux chats férals sont les premières à les tuer dès qu'ils en prennent possession.

Le Québec est arriéré dans la protection de ses animaux mais ce n'est pas en donnant plus de pouvoirs au MAPAQ qu'on va régler le cas. Quand je vous aurai décrit leurs interventions, j'espère que vous réfléchirez avant de porter des plaintes anonymes sur leur ligne 800 car ces plaintes mènent directement à la destruction d'animaux en santé et de la vie privée de leurs protecteurs.

Pensez-y!!!

vendredi 4 avril 2014

C'est facile de crier "au loup"!!!

Avec le problème de surpopulation de chats, la communauté des dénonciateurs québécoise a trouvé une nouvelle activité. En effet, il faut "salir" le voisin, le collègue, les ex, il faut faire des plaintes,alors le nouveau passe-temps c'est de traiter les secouristes de "hoarders", de collectionneuses sans même savoir ce que le mot signifie ou l'état exact de la situation. Mais au Québec, c'est pas important. Quand une réputation est salie, on se remet la face dans l'écran de son téléphone et on passe à une autre.
 
Même si c'est un problème marginal, on beurre et on beurre épais même si on connait rien. Facebook est devenu un outil dangereux entre les mains de ces habituées du téléphone supposément intelligent.
 
Une busybody à l'hôtel-de-ville de Laval est en train d'essayer de passer de la réglementation pour limiter le nombre de chats par logement en supposant que ce sont tous des collectionneurs qui en ont plus que deux. Sans égard ni respect pour les citoyens qui ont sauvé et aiment ces petits êtres intelligents abandonnés dans cette province.
 
Comme Rick Fournier fait, c'est facile de crier "hoarders". Sauf qu'il  ne connaît rien de la signification de ce mot et d'une situation exploitée à la télé pour augmenter les cotes d'écoute.
 
Très bien décrit dans ce blog ce n'est pas parce qu'une personne garde plus de deux chats qu'elle est collectionneuse. J'irais jusqu'à affirmer que toute personne qui le pretend n'aime pas les animaux de compagnie. Comme disait ce bureaucrate "j'aime les animaux, j'ai un chien". Ben moi, je ne vois pas le rapport.

Besides all of these points, nothing in this plan would “prevent” hoarding. There are already very good laws against animal abuse and neglect. The number of animals a person has is really no one’s business as long as those animals are cared for properly. There are plenty of people who keep large numbers of animals and do a superb job. And there are some people with just one pet who are bad pet owners. Numbers have absolutely NOTHING to do with how well animals are treated.

This is a misguided and, yes, ignorant attempt to prevent a problem that is, in fact, very rare. Real animal hoarders make up just a tiny fraction of a percent of the population. They barely register on the radar. It’s a shame that animal rights groups and television series trying to grab ratings have exploited them and sensationalized them to the point that people now imagine them to exist in every neighborhood.
 
Alors pour continuer sa campagne qui piétine, cette busybody s'est associée au propriétaire de la fourrière le Berger Blanc pour proposer de la réglementation aux élus de Laval.  Dans le moment, il n'y a aucune limite du nombre de chats par logement et c'est bien ainsi. Je trouve que les rescues de Laval prennent bien soin de la population de chats errants et qu'à part une couple de bureaucrates à la ville, personne n'est intéressé à de la réglementation supplémentaire.
 
On avait réussi à se débarasser du fameux Berger Blanc comme fourrière après toutes ces années et voilà qu'il nous revient en pleine page de l'Echo de Laval pour nous hanter. JAMAIS du temps de son mandat comme fournisseur de services, cette fourrière ne s'est préoccupée du sort des chats, alors qu'est-ce qu'il vient chercher maintenant dans Laval ?
 
Ce serait pénaliser 95% des ménages de la ville que de leur flanquer dans la face une réglementation tout à fait inutile et même dangereuse. Les licences pour chats, ce n'est qu'une forme de taxation qui n'apporte rien aux citoyens, est difficile à gérer et met tout le monde sur les dents. Les bons propriétaires de chats devraient payer pour les négligents qui abandonnent ou laissent trainer leur animal.
 
A partir du moment qu'il y a une réglementation obligeant les propriétaires à licenser leur animal ou limitant le nombre par logement, il y a un risque important d'abandon. Certains ne vont pas payer une amende pour un chat qu'ils ont sauvé; ils vont le mettre à la porte simplement. On n'a pas besoin de ça.
 
On sait qu'il n'y a aucune campagne d'éducation qui se fait, il n'y en a pas eu depuis les 40 dernières années, c'est ce qui fait que le problème de surpopulation est si important. Pour les chiens, c'est pas un problème car si on peut pas les vendre en Ontario, on les tue. Case closed. Mais pour les chats, c'est pas payant alors il ne reste que la compassion des rescues et des citoyens pour en prendre soin. Je trouve que la communauté des rescues s'organise bien en ce sens pourvu que les busybodies la laissent travailler. Déjà que les vétérinaires ne collaborent pas trop pour les stérilisations à prix modiques, on n'a pas besoin de pressions supplémentaires.

vendredi 21 mars 2014

Suivi de la situation de nos chats \ Our cats, an update

SUIVI DE LA SITUATION DE NOS CHATS (see English below)
 
Pour paraphraser la citation de Gandhi utilisée à toutes les sauces, « on juge de la compassion d’une communauté à la façon dont elle traite ses animaux ». 
Quand j’ai vu mon dossier des chats traité comme celui des bandits et corrompus du Québec, je me suis dit que quelque chose n’était pas correct. A la cour, le 10 mars dernier, la procureur de la couronne et le juge n’ont démontré aucune compassion envers les chats saisis illégalement, transportés dans des conditions inhumaines et emprisonnés depuis la fin de novembre. La seule chose pour laquelle on était là, c’était pour fixer une date d’audition pour la remise des chats au MAPAQ. Comme je conteste cette procédure, il va y avoir procès et ça a été fixé au 13 juin 2014.
 A ce moment-là, ça va faire 7 mois que les chats sont détenus pour rançon. Dans le dernier message de l’avocate, j’ai pu constater qu’il y en a déjà un de mort. Combien en restera-t-il en juin ? Depuis trois semaines j’ai un mauvais feeling sur cet endroit de garde des chats. J’avais raison. Je vais même aller plus loin, je gagerais que lors de la grosse tempête l’autre vendredi, aucune bénévole n’a pu rentrer au refuge d’urgence de Lachute et que les chats ont passé la journée tout seuls. Ça ne s’est jamais produit au refuge de l’Opération Félix malgré ce qu’on en dit. Nos bénévoles étaient dévouées. (Sauf peut-être celui qui prétendait les aimer et nous a fait une fausse plainte au MAPAQ).
 Donc toutes ensemble, il va falloir trouver une solution expéditive pour les sortir de là avant qu’il y ait d’autres morts et ne pas attendre l’été. Vous avez des contacts, des idées, et surtout, il va falloir trouver des sous pour l’avocate et pour louer un local dès qu’ils seront prêts à nous revenir. Il va sans dire qu’on aura ensuite besoin d’aide pour les adoptions car ces chats-là seront en complète dépression et auront besoin de familles aimantes et disponibles.
 Je remercie énormément celles qui m’ont aidé à payer mon loyer car j’avais pris cet argent pour le dépôt pour l’avocate pour qu’elle prenne le dossier. Elle  a l’air de connaître son affaire et à comprendre le problème. Ce qui est beaucoup plus que toute la gang d’avocats que j’avais contactés et qui ne savaient même pas c’était quoi le MAPAQ. 
Mais là, il va falloir faire une vraie levée de fonds pour continuer la cause et créer un précédent. Car il n’y a jamais eu personne au Québec qui est allé jusqu’au bout pour ravoir ses animaux saisis illégalement. Les frais demandés sont tellement hors proportion que c’en est illégal et ça devient de l’extorsion. Les rapports sont montés de toutes pièces et sont un tissu de mensonges. Les inspectrices savent exactement quoi dire pour salir une situation. Les mots sont choisis expressément pour laisser entendre que les animaux sont maltraités ce qui est rarement le cas. Pour celles que ça intéresse, je peux vous faire parvenir le rapport de la saisie. C’est ridicule ce que les inspectrices peuvent écrire pour salir les refuges et secouristes. 
Il ne faut pas se le cacher, d’autres personnes et rescues seront aussi dépossédées de leurs chats et il va falloir aller les rechercher. Et je ne parle pas ici des usines à chiots, ou bien les inspectrices ont peur de se salir les souliers en les inspectant ou bien le système des enveloppes fonctionne encore bien. Alors elles se vengent sur les personnes vulnérables. 
Pour faire un don, les liens sont sur la page Facebook de l’Opération Félix où on met régulièrement des nouvelles. Un reçu pour fins d’impôt peut être envoyé pour les dons de plus de $25.  Ce serait grandement apprécié si vous pouviez aussi partager ce texte avec vos contacts car il nous faut trouver des sous et une bonne idée pour sortir les chats de là. C’est un sauvetage d’urgence et on devrait toutes se sentir impliquées. On les sauvés une première fois de la rue, on peut les sauver une deuxième fois du MAPAQ.  Merci
 
 
UPDATE ON THE SITUATION OF OPERATION FELIX’ CATS
 Like I explained earlier, I have been sued personally on false charges, the cats have been seized and transported  to Lachute in horrible conditions to paraphrase HSI press releases. Worst conditions that they were living in in our shelter with the hope to get adopted. In fact, 3 of them were already marked for new homes. Their humans are waiting for them. 
So, on March 10 what was decided in Court was only a hearing date for June 13, 2014. A hearing because MAPAQ wants the cats and wants them bad.  Enough to engage public dollars to gain the right to kill them. I received yesterday a bill for $93,000 which is mostly for room and board (?) even though volunteers did the job. Operation Felix could have operated a bigger shelter for such money where the cats would have been more comfortable.
For the past 3 weeks I have been having bad feeling about that emergency shelter in Lachute where the cats have been held for ransom. It was confirmed in the bill I received this week, one cat is dead already. I’ll try to get more explanations. By June, it will be 7 months of prison for these cats. They do not deserve such treatment. They were transported in very cold  (minus 20 degrees) and stressful conditions rendering them sick, so the vets could accuse me of having sick cats since I was responsible for the shelter. That is how it works, girls. Nobody is immune against such treatment animals or humans and theft of your animals. 
All of us, together, we need to find a quick solution to get them out of there. Besides money, ask your contacts and family for ideas even if it is farfetched. We have a good lawyer and she is willing to fight the good fight but she does not do “pro bono”. So we will need a retainer so she could start the research into jurisprudence and precedents because they are rare in that godforsaken province. 
The links for donations can be found on Operation Felix Facebook page at any time. A receipt for income tax purposes will be mailed to you. 
If you read French and would like to examine the accusations against me, I’ll be glad to forward a copy of the seizure report. You will be amazed at such lies they can put against a cat shelter. Such as hair on the scratching posts, stools in the litter boxes, empty water bowls, litter on the floor when the cats have been alone in the shelter for 12 hours. All these situations our volunteers met EVERY day and are normal in a cat shelter. We will have to prove to a judge that it is normal, they are cats. 
 So far the Crown and the judge do not seem to care at all that cats are sentient beings and we will have to act fast because our protegees must be depressed living in such conditions. Plus, when we get them back we will have to find them good and loving families to cheer them up. A lot of work ahead. I cannot do this all alone but there seem to be a large community of rescues in Laval and surroundings and if we get together, something will come up. Thanks.

lundi 3 mars 2014

LA SAISIE DE NOS CHATS


LA SAISIE DE NOS CHATS, UNE HISTOIRE DE FILLES

Le 25 novembre 2013 vers 8h30 du matin, le MAPAQ a investi les locaux de l’Opération Félix à Laval et y a volé les chats. Bien peu savent le fond de l’histoire et encore moins de la façon dont ce vol fut exécuté. D’une grande cruauté envers les chats, leur histoire doit être écrite afin que tous et toutes sachent la vraie face des inspectrices du MAPAQ.

Ce matin-là, l’inspectrice en charge : Laporte, était une femme.

La vétérinaire commandée à la super grosse clinique dispendieuse 440 était une femme.

La superviseure qui en avait fait une vengeance personnelle était une femme, de même que la chef d’équipe qui me regardait avec beaucoup de mépris quand je l’ai rencontrée à leurs bureaux.

Ce sont des femmes de la HSI qui ont couru après les chats pour les mettre dans des transporteurs et ensuite dans les camions. Le seul gars  de la HSI qui était probablement en charge ne s’est pas sali les mains, il est resté assis au chaud dans sa limousine en face du refuge. J’oubliais, le chauffeur du camion cube était un gars et celui de la camionnette de la spa de Sherbrooke aussi.

C’est une femme qui est procureur de la Couronne pour essayer de nous soutirer une imposante somme en rançon pour nos chats.

Les deux vétérinaires qui disent avoir examiné les chats au refuge d’urgence de Lachute sont des femmes.

Je gage que les bénévoles qui en ont pris soin au refuge d’urgence sont aussi des femmes. Probablement les seules avec un peu de compassion.

A la lecture des documents, je ne peux m’imaginer que ces femmes aient si peu de respect pour des chats qui ont été sauvés de la rue et qui ont vécu de si douloureuses expériences. Plusieurs en ont restés marqués. Qu’elles aient du mépris pour moi, je m’en foue, je peux vivre avec car c’est réciproque. Mais être cruelles envers ces pauvres âmes qui pensaient avoir trouvé refuge au chaud à l’Opération Félix, c’est inacceptable.

La saisie

Donc, vers 8h30, Laporte m’appelle au téléphone « on est devant votre local, on vous attend pour nous ouvrir la porte ». Comme je lui réponds que ça peut prendre une couple d’heures, elle s’impatiente et me menace. Elle devait me reparler deux autres fois en avant-midi avec le même ton méprisant.

Pour bien faire, j’appelle le bénévole qui demeurait à 15 minutes du refuge et qui avait une clé. Quand je lui ai expliqué la situation, il a parti en courant. Ce qui me permet de penser qu’il était au courant que cette saisie était prévue sans qu’il connaisse la date exacte.

Donc, il a débarré la porte puis on lui a refusé l’entrée. Il a dû attendre dehors l’arrivée de l’autre bénévole qui avait une voiture et où il a pu se réfugier. Il faisait moins 20 degrés Celcius ce matin là, ne pas l’oublier. C’était frette.

Dès la porte ouverte, la gang de femmes se sont engouffrées comme des folles dans le refuge, faisant sursauter tous les chats qui dormaient et… je m’imagine en bousculant ceux qui étaient dans l’escalier.

Tellement en folles qu’elles ont remarqué mais ignoré le tas dont Roméo nous faisait cadeau tous les jours  à côté de la litière du passage. Pôvre Roméo.  Si bien qu’avec leurs bottes de plastique, elles ont pilé dedans toute la journée et incrusté le tas dans le plancher du passage. Méprisantes, va!

Elles connaissaient les airs car Laporte nous avait inspectés tellement de fois que je ne les compte plus. Elle était devant notre porte aux 15 jours et se donnait tous les droits, même qu’en dernier, elle savait qu’elle exagérait car elle venait avec des constables de Laval qui ne savaient même pas pourquoi ils étaient là.

Donc, elles ont fait le tour du refuge, constaté, pris des photos pendant environ 2 heures. Puis, les consultations finies, le rapport indique que vers 10h30 elles ont décidé de les embarquer. Premier mensonge car les camions étaient devant la porte et les transporteurs aussi, la décision avait été prise depuis des semaines. Alors même si on avait nettoyé les litières à 6 hrs du matin, elles auraient volé les chats quand même en disant que le refuge était sale.

L’examen sommaire a démontré que certains comme Gazou avaient la morve au nez comme on dit. Même là, la bénévole a entendu la vétérinaire dispendieuse dire « pourquoi on les sort, ils n’ont pas l’air si malades que ça ». Elle n’a pas entendu la réponse de Laporte qui était probablement juste un air de beu.

Alors, sans s’informer quels chats étaient sous traitement (dont 3 qui recevaient un traitement de cortisone qu’on ne peut arrêter net comme ça), elles se sont mises à mettre les chats dans les transporteurs et à les codifier. Ils ont perdu leur nom, leur personnalité, leur dossier et sont devenus des objets saisis suivant le mandat.

A noter que pour aller chercher un mandat, Laporte a dû fournir un affidavit, lequel affidavit a été mis sous scellés jusqu’à ce que des poursuites soient intentées ce qui n’est survenu que le 27 février 2014. A noter aussi qu’un mandat, ce n’est pas accordé par un juge mais par un tizoune derrière un comptoir au palais (qui se fait appeler « juge de paix ») qui met son tampon sur un papier déjà préparé par Laporte. Une formalité, quoi.

Donc, vers 10h30 elles se sont mises à courir après les chats qui venaient de comprendre ce qui arrivait et les plus sauvages ne se laissaient pas faire. Elles les ont courus partout dans le refuge en jetant tout à terre et même en cassant des meubles que nous avons dû jeter aux vidanges. J’aime mieux ne pas penser comment elles ont stressé ces pauvres petits.

Je m’imagine la petite femelle calico qui vivait libre dans la salle des cages et l’escalier. Elle connaissait tous les trucs pour ne pas se faire pogner. On avait essayé à plusieurs reprises car quelqu’un voulait l’adopter mais on ne voulait pas la stresser. Ben les folles ont tout brisé dans la salle des cages  pour l’attraper et j’ai même retrouvé une empreinte de botte sur le bas du mur blanc.  Je m’imagine comment la petite calico devait être stressée. Elle devait avoir le cœur battant quand elles l’ont attrapé par le chignon pour la mettre dans le transporteur. J’espère presque qu’une ou deux se sont fait mordre. Comme aurait dit ma mère « c’est ben bon pour eux autres ».

La même chose s’est produite dans les salles où les chats étaient libres. Au point au dans la « salle des adultes », les folles ont brisé un module griffoir sur lequel était montée une petite cabane. Donc après avoir brisé le module,  la cabane avait la porte vers le plancher et elles n’ont pas vérifié. C’est comme ça que la belle Orangina s’est agrippée dans le fond de la cabane et a passé inaperçue. Les bénévoles l’ont retrouvée après le départ de l’escouade avec leur cargaison. Bonne nouvelle, elle était déjà promise en adoption et tout de suite le même soir elle est partie pour sa nouvelle maison. Son ingéniosité lui a sauvé la vie.

En plus des chats, elles ont volé des médicaments et des cages. En plus de fouiller partout pendant les deux premières heures. C’est une procédure ici : quand toutes les pièces ont été saccagées et mises sans dessus-dessous, elles prennent des photos qui seront remises au juge pour lui montrer le désordre.  Elles ont même pris des photos des litières pour poser les crottes. Comme si les chats n’utilisaient pas leur litière la nuit. Nos bacs avaient été nettoyés la veille en soirée et les chats avaient été seuls pour 12 heures. Vous savez toutes que c’est normal mais elles, non.

Je m’imagine si elles rentrent dans une maison privée les dégâts qu’elles vont faire. Les filles, essayez de ne pas cacher du pot dans vos tiroirs sans ça, c’est l’arrestation si elles viennent vous inspecter. Elles fouillent partout, outrepassant leur mandat.

Mais le pire

Vous vous souvenez que ce 25 novembre, il faisait très froid, moins 20 degrés C qu’on annonçait à la radio ce matin-là.

Les chats ont été mis, avant de manger ou d’avoir bu dans des transporteurs froids qui avaient passé la nuit dans le camion. Le camion cube loué de Pélican aussi avait passé la nuit dehors. Le chauffeur du MAPAQ déclare sous serment (un autre mensonge) que le camion était chauffé; Pélican nous a confirmé qu’il n’existe pas de camion cube avec chauffage. Seul le camion de la SPA de Sherbrooke, une Econoline pouvait avoir du chauffage pis encore, on ne déménage pas des chats en plein hiver dans des conditions aussi risquées. Et si le camion avait pris le champ, combien de temps les chats auraient été au froid, pêle-mêle dans le camion.

D’après les documents qu’on nous a remis, les folles ont commencé à embarquer les chats vers 10h30 pour finir vers 2h30 p.m. C’est le chauffeur qui jure qu’il a quitté à cette heure là pour le refuge d’urgence à Lachute avec son camion supposément chauffé. Un trajet de plus d’une heure qu’il dit lui avoir pris 30 minutes (arrivée au refuge d’urgence à 3 hrs : un autre mensonge).

Pendant tout ce temps-là, les chats étaient à du moins 20 dans un environnement glacé, eux qui sortaient du refuge chauffé. Et c’est sans compter le déchargement à l’autre bout, ça veut dire que les premiers qui ont été embarqués dans le camion ont été les derniers à débarquer, soit environ 6 heures plus dans le grand froid. Et dire qu’on essaie de les sauver des grands froids de l’hiver du Québec.

Ç’est d’une cruauté !!!

On sait que les chats de refuge sont presque tous porteurs du coryza et du virus de la rhino. Ça les rescues le savent mais pas les vets comme la vet de la clinique fancy 440. Or, un tel stress chez le chat va exacerber ses symptômes et il va se mettre à éternuer, ses yeux vont couler et il va morver. On vit ça simplement en les embarquant pour aller dans une journée d’adoption. Au moins on n’en fait pas en hiver.

Les documents disent qu’ils ont été examinés 24-48 heures après l’arrivée au refuge par d’autres vétérinaires de Lachute. L’histoire ne dit pas si elles connaissaient la médecine de refuge ou seulement celle de clinique. Non, ce n’est pas la même chose.

Or, Laporte m’accuse de ne pas avoir soigné les chats. Sûrement que sa preuve va être basée sur les chats à l’arrivée au refuge d’urgence (qui est un autre mensonge) car c’est le stress qui a provoqué les symptômes que les vets vont consigner. Laporte ne m’a jamais demandé quels chats étaient sous traitement, quels médicaments; elles sont parties comme ça en folles,  avec les chats sans information, sans dossier pour ensuite m’accuser. C’est de l’incompétence ou de la mauvaise foi. Mais surtout de la cruauté envers les chats qui ont vu leur traitement interrompu puis changé. Les chats férals ont été endormis pour être examinés.

Mais ne pas oublier que les inspectrices du MAPAQ sont des inspectrices en viande (lire en cadavres) Elles n’ont aucune idée c’est quoi manipuler des animaux vivants. A preuve. La majorité du temps tu leur parles et elles n’écoutent même pas, elles ne comprennent rien. Lors des dernières inspections au refuge, je ne donnais même plus de détails car elle les retournait contre moi.

Il fallait que l’histoire de cette saisie soit écrite et publiée. Des situations comme celle-là ne peuvent pas arriver à d’autres chats qui seront ensuite tués parce que malades. D’après ce que j’en sais, les chats de l’Opération Félix sont encore vivants et même si c’est la dernière chose que je fais avant de mourir, je vais essayer de les sortir de là.

Mais je ne peux faire ça toute seule. On est rendu au stage des procédures et la procureure de la Couronne est une méprisante qui n’a rien à faire des chats et de la protection des animaux. Ça prend une bonne avocate (encore une femme mais celle qu’on a est compatissante et compétente cette fois-ci) pour les défendre.

Donc, ce qu’on a le plus besoin pour le moment ce sont des $$$. En allant sur la page Facebook de l’Opération Félix, vous y retrouverez les indications pour faire un don. Un reçu pour fins d’impôt vous sera envoyé.

Ensuite, on a besoin de témoins : personnes qui ont visité le refuge, qui ont adopté chez nous, personnes qui se sont fait voler leurs animaux ou personnes qui ont déjà travaillé au refuge d’urgence. J’ai un très mauvais feeling de ce que vivent nos chats mais il va falloir le prouver. L’information que je possède à date n’est pas suffisante.

Il faut partager cette information à tous vos contacts. Les chats comptent sur vous et moi aussi. Merci.

 

 

 

samedi 22 février 2014

Le MAPAQ a perdu toute crédibilité

Si les inspectrices du MAPAQ n'ont aucune compassion pour un homme mourant les doutes sont grands qu'elles n'auront aucune compassion pour les animaux qu'elles sont censées protéger non plus.

L'histoire

Il y a quelques années, André Desjardins de St-Paul de la croix dans le Bas du Fleuve avait contacté les médias afin d'obtenir de la nourriture pour les chiens que le monde des alentours ne cessaient de lui domper.  Même que des fois les chiens arrivaient du bois et s'installaient chez lui.

Savez vous qui est descendu dans le Bas du Fleuve chez M. Desjardins ?

ANIMA-QUÉBEC et pas pour aider mais pour lui voler les chiens avec l'aide du Berger Blanc.

Parce que la présidente d'Anima Québec avait bien mentionné en pleine télé qu'AQ travaillait en collaboration avec le BB.

Ce fut un massacre. Les employés du BB ne savent pas capturer et manipuler des chiens. Comme la petite chienne personnelle de M. Desjardins ne voulait pas se laisser capturer, ils l'ont tuée entre deux véhicules. M. Desjardins a tout filmé avec son téléphone mais personne n'a voulu le voir. Pas même Denis Lévesque lorsque M. Desjardins est venu lui expliquer la situation. Il en riait. Comme un beau niaiseux.

Ils sont retournés une autre fois en 2011 et ont saisi les chiens qui appartenaient à sa petite fille tout simplement parce qu'ils étaient là, sur la terre. Comme dit M. Desjardins, y avait rien d'écrit sur le mandat. D'habitude, un mandat de saisie, c'est autorisé par un tizoune derrière un comptoir au palais de justice, pas par un vrai juge. Il ne fait aucune vérification sur la légalité du mandat.

Le suivi

La semaine dernière j'ai trouvé un article de TVA que d'autres chiens avaient été saisis chez M. Desjardins.


Après recherches et avoir parlé au journaliste, j'ai appris que M. Desjardins souffrait d'un cancer généralisé. Il est mort le mois passé.

Qu'à cela ne tienne, on continue d'harceler son épouse depuis 47 ans avec des histoires de chiens. Ils l'ont fait condamner à ne pas avoir plus de 15 chiens et en décembre les inspecteurs du MAPAQ ont appris qu'elle en avait plus alors ils sont descendus dans le bas du fleuve pour aller les chercher.

Mais la pire cruauté c'est qu'ils se sont aussi emparé de son vieux chien aveugle de 17 ans. Elle a plaidé pour qu'on le laisse mourir avec elle. C'était pas vendable qu'elle disait et elle l'avait depuis qu'il était chiot. Inutile. Ils sont partis avec. En plus de faire de la cruauté envers les animaux qu'ils sont censés protéger, le MAPAQ continue d'harceler et de briser la vie des humains qui en prenaient soin. Même s'ils sont en bon état. Tant mieux, ça se vend bien et la HSI va recouvrer ses débours.

Cas après cas, je ne m'explique pas le comportement de ces inspecteurs. A part le fait qu'ils veulent contrôler les humains en travers leurs animaux de compagnie, ils font totalement absence de GBS dans leurs actions et personne ne peut s'y retrouver pour éviter les coups bas à temps. Même pas moi qui suis pourtant assez intelligente, je ne les ai jamais vu venir dans la saisie du refuge.

Comme inspecteurs en cadavres (lire viande) ils n'ont aucune formation (qu'Est-ce que c'est que 3 jours de cours à apprendre à remplir des formulaires et se retrouver dans le P-42) sur le comportement des animaux de compagnie, le fonctionnement des refuges ou des sentiments humains envers les chiens qu'ils gardent à la maison. Ça leur importe peu d'ailleurs.

Évidemment, personne ne veut croire ces situations, même si le journaliste semblait assez sympathique à madame Thibault et à son malheur.

Que va-t-il falloir faire maintenant pour dénoncer ces fonctionnaires bien payés avec notre argent, avec l'argent des pauvres. Pourtant la charte dit bien que les biens de quelqu'un ne peuvent être saisis sans raison valable.

Le P-42 on l'avait demandé afin de réguler les usines à chiots. Malheureusement les inspecteurs s'en servent contre tous les autres propriétaires d'animaux excepté les usines à chiots. Comme quoi le système des enveloppes n'est pas encore tout à fait mort.