mardi 30 octobre 2012

Il faut sortir les animaux de compagnie de la juridiction du MAPAQ

Le MAPAQ, c'est comme les fourrières, ce n'est pas là pour protéger les animaux. D'ailleurs le syndicat (UPA) qui mène au MAPAQ n'est pas là non plus pour protéger les animaux de ferme. On n'a qu'à suivre la description de ce qui se passe aux encans, dans le transport et les abattoirs pour voir que ces bonhommes-là n'ont pas de coeur.

A la lecture de l'article suivant, on comprend que tout le monde s'en fout et que les inspecteurs du MAPAQ trouvent plus facile d'harceler les petits refuges d'animaux de compagnie que de s'attaquer au traffic d'animaux dans les abattoirs et les encans, mettant en danger la sécurité alimentaire du Québec. C'est dans ces moments-là que je suis contente de ne pas manger de viande.

Pour ce qui est de l'abattoir halal, si jamais il y avait contamination, ce sont les musulmans qui vont écoper. S'ils ne connaissent pas mieux, c'est pas moi qui va les aider à faire leurs cruautés dans l'abattage.

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201210/26/01-4587288-un-abattoir-halal-de-kahnawake-echappe-a-toute-surveillance.php


Publié le 26 octobre 2012 à 07h59
Mis à jour le 26 octobre 2012 à 07h59

Un abattoir halal de Kahnawake échappe à toute surveillance

Sur la Old Chateauguay Road, en plein coeur du territoire mohawk, de petites pancartes de bois annoncent l'abattoir Rice's Livestock.

Photo Bernard Brault, La Presse

Audrey Desrochers et Étienne Dupuis, collaboration spéciale

La Presse

Un abattoir de viande halal non agréé, situé dans la réserve amérindienne de Kahnawake, soulève des questions de salubrité.

Sur la Old Chateauguay Road, en plein coeur du territoire mohawk, de petites pancartes de bois annoncent l'abattoir Rice's Livestock. À l'intérieur de l'enceinte clôturée, tout près d'une cabine de toilettes chimiques, de vieux pneus jonchent le sol. Lors d'une visite récente, une vache morte, attachée aux quatre pattes et envahie par les mouches, trônait au centre d'une pièce sombre du bâtiment défraîchi.

Le propriétaire de l'abattoir, Thelbert Rice, explique qu'une vingtaine de consommateurs montréalais achètent sa viande halal chaque semaine. Les rites entourant ce genre d'abattage ne semblent pas toujours respectés. L'animal doit être en parfaite santé et être tué dans des conditions sanitaires irréprochables pour que sa viande soit considérée comme halal.

Le propriétaire ne s'inquiète toutefois pas de la qualité de la viande. «Il n'y a personne de mort, se défend-il. J'ai des enfants, j'ai une conscience, quand même!»

Questionné sur la fréquence des inspections de son entreprise, M. Rice affirme avoir la certification de l'Environmental Health Services, un organisme de Kahnawake. Sur un mur de l'abattoir, La Presse a d'ailleurs pu apercevoir un certificat d'inspection datant de 2006. «Je ne me souviens plus de la dernière inspection», avoue le propriétaire. L'organisme mohawk a néanmoins confirmé qu'il y fait des vérifications une fois par année. «Nous regardons les couteaux, les savons», a simplement dit l'inspecteur Mark Horne.

Tout abattoir sur le territoire québécois, y compris dans les réserves autochtones, se doit pourtant d'être agréé par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) ou l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). Dans un cas comme dans l'autre, les entreprises d'abattage doivent se soumettre à des inspections régulières. Vérification faite, Rice's Livestock n'est inscrit ni au fédéral ni au provincial. «Si la viande est vendue en dehors du territoire mohawk, c'est illégal de ne pas être agréé», assure Caroline Fraser, relationniste du MAPAQ.

Tombé entre deux chaises

Ni l'ACIA ni le MAPAQ n'étaient au courant de l'existence des installations de Kahnawake. Les sanctions prévues par l'ACIA pour les cas d'insalubrité sont sévères, mais elles ne s'appliquent qu'aux établissements agréés, selon l'agent de communication Guy Gravelle. Il laisse donc la responsabilité entre les mains de la province.

Au MAPAQ, des amendes de 5000$ à 15 000$ peuvent être données pour la première infraction. «Ça peut atteindre 45 000$ en cas de récidive», précise Caroline Fraser. Encore une fois, ces dispositions ne concernent que les abattoirs déjà agréés. «Dans le cas de Rice's Livestock, comme il est en territoire autochtone, les sanctions ne relèvent pas de notre compétence», expose-t-elle avant de renvoyer la balle dans le camp du fédéral.

Service au volant

Marc, producteur bovin de la Montérégie qui a demandé à taire son nom, a eu l'occasion de visiter l'abattoir. Il dit avoir été surpris par l'insalubrité des installations. «La viande est plus ou moins comestible, c'est certain!» lance-t-il. Il y vend tout de même ses vaches malades. «Au printemps passé, j'ai vendu une grosse vache qui faisait de la fièvre, a-t-il admis. Je fais 300$ cash en la vendant là-bas.»

Bien qu'il croie que des vaches saines sont aussi transportées à Kahnawake, il précise qu'il y a un «bon lot de vaches qui sont malades».

Selon lui, les animaux sont conduits jusqu'à la réserve par un transporteur de bétail après avoir transité par l'encan de Saint-Hyacinthe. «Là-bas, tout le monde se connaît. Quand quelqu'un a une vache à problème, il peut la passer de camion à camion au lieu de la débarquer à l'encan», explique Marc. Certains animaux malades sont ainsi vendus avant l'encan officiel.

Le directeur général de l'encan de Saint-Hyacinthe, Mario Maciocia, est bien au fait de ce commerce de stationnement. Il reconnaît que «les transporteurs et les producteurs se donnent parfois rendez-vous avant la vente aux enchères pour échanger des bêtes».

Thelbert Rice nie pour sa part que des animaux malades se retrouvent dans son abattoir. «Les gens qui se plaignent sont seulement jaloux parce que je suis indien et que je fais de l'argent sans vendre des cigarettes», se défend-il.



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En ce jour de l'Aïd, où les familles musulmanes sacrifient un animal en souvenir de la soumission d'Abraham à Dieu, voici quelques statistiques sur l'abattage rituel religieux au Québec.

1. Abattoirs sous juridiction fédérale, qui peuvent vendre leur viande partout au Canada et à l'étranger.

Parmi les 10 abattoirs québécois de bovins et de veaux sous juridiction fédérale:
 9 font l'abattage rituel halal

- 6 font l'abattage rituel casher

Parmi les 14 abattoirs québécois de volaille sous juridiction fédérale:
- 6 font l'abattage rituel halal
- 1 fait l'abattage rituel casher

2. Abattoirs sous juridiction provinciale, qui peuvent vendre leur viande au Québec seulement.

- 20% des abattages de viande rouge respectent un rituel religieux. La grande majorité sont des abattages halal.

- 1% des abattages de volaille respectent un rituel religieux.


Sources : Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Dr Thérèse Loubier, coordonnatrice des activités d'inspection du secteur des viandes au MAPAQ.



-Marie Allard






















dimanche 19 août 2012

Ces vétérinaires qui ne sont pas là par amour des animaux!

De plus en plus, j'entends des histoires d'horreur de mes contacts qui ont dû faire soigner leur animal. Surtout dans les cas dramatiques et d'urgence.

Et c'est sans compter ma propre chienne il y a deux ans qui m'est morte dans les bras finalement. Après $250 et des radiographies, aucun diagnostic. Pour moi il était évident qu'elle était à l'article de la mort quand elle est revenue de sa famille d'accueil et ça n'avait rien à voir de la façon dont ma chum l'avait traitée.

Le gros problème c'est que les vets ne savent plus poser de diagnostics. Ils s'en vont avec ce qu'on leur rapporte du comportement de l'animal et bifurquent tout de suite vers une radiographie et une prise de sang qui ne mènent souvent à rien de conclusif. Ils nous retournent à la maison avec une grosse facture, surtout s'ils l'ont gardé sous observation mais aucun diagnostic précis.

Le dernier cas en lice c'est ce contact qui m'appelle parce que sa chienne vomit et pisse le sang. Elle me demande si j'ai un bon vétérinaire à lui suggérer mais comme on n'a que nos vets pour les stérilisations, je ne peux l'aider. Alors elle se rend dans une clinique qu'elle connait:


Ma chienne qui pissait le sang l'autre jour m'a coûté 1021.00$ pour 2 jours et ils n'ont même pas été capables de me dire ce qu'elle avait eu malgré les prises de sang, les radios et le test du Parvo que je lui ai fait passer 2 fois et payer 2 fois. Anyway quand je suis allée la chercher pour empirer les choses ils m'ont demandé de sortir par en arrière avec la chienne car vu qu'ils ne savent pas ce qu'elle a eu ...au cas où ça serait contagieux!!! Quoi moi j'ai juste un refuge chez nous... pis je venais juste de leur donner $1000. Maudit vétérinaire de marde!!! Anyway je lui ai dit ma façon de penser au vétérinaire, comment ils nous en font manger de la merde nous qui n'arrêtons pas de fouiller dans nos poches pour aider les animaux et eux les criss de vétérianires qui supposément ont choisi leur métier parce qu'ils aimaient les animaux ils font fuck all pour nous aider à continuer de pouvoir en sauver d'autres car ils nous saignent ben raide avec leurs factures de fous et cela même si ils savent qu'on a un refuge. Je lui ai dit que je les comparais à un garagiste qui check notre voiture et qui supposément trouve un problème majeur et qui est dangereux de continuer à rouler comme ça et qu'il nous sort un estimé qui coute une fortune ben on n'a pas ben le choix de faire faire la réparation et là on paye et on sent qu'on se fait fourrer mais si on ne s'y connait pas en mécanique et bien on ne peut le prouver donc on se fie à lui et on paye, je lui ai dit que je me sentais exactement comme ça anyway ma chère j'en aurais encore long à te raconter.   Et on ne parle pas ici d'un super hopital vétérinaire mais d'une clinique de quartier.   Si vous avez le goût d'ajouter votre histoire, laissez nous un commentaire.   Mais définitivement qu'il va falloir dénoncer cette situation car on se fait avoir à tout coup et à tous coûts. C'est une forme d'extorsion.

mercredi 15 août 2012

Jusqu'où va la cruauté !

Et on ne parle pas ici du Québec profond, mais de Montréal et des villes limitrophes qui donnent des contrats aux fourrières à but lucratif.

Les bureaucrates et les élus n'ont pas cherché loin pour trouver une alternative aux fourrières cruelles suite au scandale du Berger Blanc. La seule réponse qu'on a eue c'était "il n'y a personne d'autre qui soumissionne".

Evidemment, avec les clauses inscrites dans le cahier de charge, y a pas un OSBL en mesure de faire un dépôt de $50,000 (sauf la spca, peut-être) pour s'assurer que son offre de services sera prise en considération.

Pourtant, ce n'est pas un mystère de gérer une fourrière et de s'assurer que les animaux trouvés sont remis à leurs propriétaires (ce que les fourrières ne font pas). Je l'avais dit au maire de Laval: donnez moi une bonne directrice générale et des $$$ et je vous donne une fourrière opérationnelle en-dedans de deux mois.

Comme par hasard, il a préféré le club privé, Johanne Tassé et Liza Frulla. Ça coûte plus cher, c'est pas efficace mais tellement valorisant de cotoyer les vedettes dans les médias.

Alors ma question est: avec ce qu'on sait de la cruauté des fourrières envers les animaux, du non-respect de leurs contrats, de la collusion entre les propriétaires de fourrières et le soupçon des enveloppes qui circulent pour revenir vers les élus et les bureaucrates, est-ce qu'on pourrait pas justement accuser tout ce beau monde de cruauté en vertu du Code criminel ?

L'article 446 dit: "Nul ne peut faire souffrir inutilement un animal".

Priver un animal perdu de son foyer en le revendant dans une usine à chiots, au point de vue psychologique et physique est le premier exemple qui pourrait être utilisé pour ce genre de plainte.

Mais à qui faire la plainte ? Le commandant Bertrand Taillefer du SPVM nous a répondu, quand on a voulu déposer une plainte contre le BB l'an passé: "mon contentieux me dit de ne pas toucher à ça".

Qui protège qui ? Qui protège ses $$$ de ristourne ? Ça reste à prouver. Plusieurs ont la réponse mais personne ne parle et ce sont les animaux qui en souffrent.

dimanche 6 mai 2012

La technologie n'aide pas vraiment

Google vient de tout changer dans son accès au blog et comme mon ordinateur n'est pas jeune, je ne peux accéder Google Chrome.
Donc pour quelques semaines encore, je devrai me priver d'écrire quand j'ai quelques minutes même si j'ai plein de bons sujets à traiter sur l'état de la situation au Québec
Toutes mes excuses.

samedi 17 mars 2012

La police de Laval et la protection animale

Les policiers de Laval ne connaissent pas ou ne veulent pas connaître leur Code criminel en matière de protection animale.

Notre dernière tentative cette semaine de porter une plainte pour un cas de maltraitance nous a valu comme réponse « appelez le Berger Blanc ».

Or, si vous vous souvenez, il y a un an, un scandale a éclaté justement sur des cas de maltraitance dans cette fourrière mais les élus se sont fermé les yeux et ont continué à donner des $$$ à cette compagnie malgré les révélations sur leurs agissements.

Plusieurs activistes se sont essayé de porter une plainte contre cette fourrière sans succès. Les policiers ne veulent pas remplir de rapport et faire enquête. Qui protège qui ???

A Laval, c’est $20 000 par mois qui sont expédiés à ce fournisseur qui ne donne aucun service en échange. Qu’est-ce que ça envoie comme message aux autres fourrières qui travaillent sur le même principe de cruauté ?

L’argent à faire sur le dos des animaux s’élève à des sommes faramineuses et les crétins le savent. Les usines à chiots opèrent en toute impunité et les fourrières se ramassent des contrats lucratifs donnés par des élus qui ne savent même pas c’est quoi la cruauté animale.

Une enquêteure « haut placée » du service de police m’a répondu quand j’ai voulu faire une plainte contre une animalerie qui avait mis la clé dans la porte en laissant les animaux sans soins à l’intérieur « on a reçu instructions d’en haut de référer ça au Berger blanc ».

Comment une compagnie qui ne fait pas de protection peut s’occuper d’une plainte de maltraitance, dites-moi ?

Pendant ce temps, sur le boulevard St-Elzéar, l’usine à chiots continue sa production sans être importunée par la ville ou l’inspecteur de la spca que le propriétaire connaît bien. On n’a pas de leçon à faire au Québec à qui que ce soit.

Et surtout ne venez pas me dire que c’est l’éducation qui manque dans la population. L’éducation qui manque sur la cruauté animale, c’est au niveau des dirigeants et des politiciens.

dimanche 12 février 2012

Un règlement anti-chats




Quand je vous dis que les règlements municipaux du Québec sont anti-animaux, voici un bel exemple:


Annonce parue dans le journal Animal People, édition de Janvier/Février 2012. (On peut le trouver en ligne ici )




Starving Animals to Death


Is this all a humane society like America can offer ?



Many jurisdictions are fining caring people for feeding dumped cats who are no longer wanted




Bans exist everywhere with some suggesting shooting cats and catching them with cruel leg-hold traps.



Please contact your local officials and tell them to use nonlethal TNR for feral cats.




Plutôt que d'aider à résoudre le problème de la surpopulation de chats, certaines municipalités comme Laval n'ont pas trouvé mieux que d'interdire de les nourrir. Et d'émettre des amendes aux citoyens qui le font ce qui va directement à l'encontre du Code criminel canadien qui interdit à son article 446 de faire souffrir un animal inutilement.




Où sont la spca et anima-quebec quand les chats ont besoin d'eux ? Ah, oui, ils font partie du club privé qui conseille aussi les maires.



J'en avais parlé au maire de Laval dans notre dernier face-à-face (il ne me parle plus depuis l'histoire de l'usine à chiots à Laval) et il m'avait promis que ses employés sauraient user de jugement. Or, les téléphones que je reçois m'indiquent le contraire.



Même qu'une employée nous a carrément remis le cas entre les mains en nous demandant de faire disparaître les chats d'une certaine colonie.



La souffrance des chats errants est immense et c'est criminel de ne pas essayer de les nourrir.



D,ailleurs, je suis heureuse de constater aussi que plusieurs familles s'occupant de chats arrivés dans leur cour, les ont même fait stériliser et ce sont maintenant leurs chats, sauf qu'ils vivent à l'extérieur.



Il faut vraiment que ces règlements disparaissent pour qu'on puisse faire l'éducation du bon peuple et aider ces petits êtres qui n'ont pas demandé à naître mais sont victimes de l'ignorance ou de l'insoucience des humains.



D'abord que le maire de Laval ne veut rien entendre d'autre que les propos de sa 'consultante' Johanne Tassé, nous devrons repartir notre pétition et progresser rapidement pour la déposer au conseil de ville devant le public et les médias.

lundi 23 janvier 2012

La folle de l'Auberge Zen

V'la que je suis au même stade que les politiciens, obligée de me défendre d'une journaliste qui m'a mal citée et surtout qui n'a rien écrit de ce que je lui ai raconté.


Au départ, c'est quelqu'un qui est allé me salir à l'hotel-de-ville de Laval, la fonctionnaire, toute heureuse d'avoir de l'info, s'est dépêchée d'aller la vomir dans l'oreille de la journaliste du Courrier Laval.


Je dois souligner l'honnêteté de la journaliste qui m'en a fait part et qui m'a proposé un reportage dans le Courrier sur les "rescues". Voici d'ailleurs, ce sur quoi on devait travailler:


Pour faire suite à notre (long) entretien téléphonique du 2 décembre et mon intention de faire un reportage sur les conditions de travail des «rescues» pour chats et chiens, j'ai relayé le dossier à ma collègue, Camille Gaïor.
Il serait utile qu'elle puisse parler à des bénévoles qui oeuvrent sur le territoire lavallois. Les éléments qui nous intéressent: les conditions générales d'intervention, le profil des animaux récupérés, leur état de santé, le temps alloué à ce type de bénévolat, la difficulté de trouver des locaux, les frais de vétérinaires et de médicaments pris en charge par ces bénévoles, le financement (? s'il y en a) de petits organismes comme Opération Félix, etc.

On ne veut pas tomber dans l'aspect politique, mais plutôt faire le portrait des bénévoles qui s'impliquent, le profil des animaux dont ils s'occupent et les difficultés et embûches dans le monde des «rescues». Nous voudrions également aborder le projet de loi qui modifiera le P-42: les impacts pour les rescues.

Camille vous contactera sous peu.



Or, ce n'est pas ça du tout ce qui s'est passé.




Après une heure d'entrevue, j'ai fait l'erreur de l'amener au refuge pour lui faire visiter nos petits protégés. Pleine d'elle-même, Camille Gaïor, la journaliste du Courrier Laval a dérapé dans son article sur ce que la folle de l'auberge (Auberge Zen où se situait notre refuge jusqu'à la mi-décembre 2011) lui a raconté. Elle a fait une fixation sur mon âge, sur le fait que l'autre rescue avait les chats dans sa résidence et sur les odeurs de chats. Comme si 30 chats dans un local commercial ou pas ne dégageaient pas d'odeurs. Certaines personnes en ont deux et ne peuvent même pas contrôler les odeurs.



Sauf que dans le but de protéger tout le monde, je n'avais jamais parlé du harcèlement de la folle de l'auberge, de ses attaques et comportements. Le grand public n'était pas au courant et l'article paru dans Le Courrier Laval n'a servi qu'à discréditer notre oeuvre de protection des chats errants dans l'esprit de tous, sauf les bénévoles qui connaissent bien la situation.



Tout d'abord, il faut savoir que c'est Sandie Wand elle-même qui m'a offert de me louer le petit espace (il faut lire ici minuscule) au sous-sol de son auberge suite à une annonce que j'avais mise sur Kijiji. Il a fallu tout aménager nous-mêmes avec des bénévoles et ça a pris des mois.



Quand enfin on a pu y aménager des chats, l'accès était très limité. Nous n'avions pas de clé de l'édifice et en plus, l'aération de nos locaux était insuffisante. Tout l'été, au moins la porte-panique juste à côté nous amenait un peu d'air frais. Puis elle nous a fait croire qu'il y avait eu un incident,que quelqu'un était entré dans son chenil, que c'était entre les mains de la police, etc. Des menteries, évidemment. L'accès à cette porte nous fut encore plus limité et les heures d'accès coupées. Je soupçonne qu'elle voulait reprendre les locaux qu'on avait aménagés pour les chiens de ses employés qui étaient laissés seuls pendant des journées et des nuits entières dans des cages juste à côté.



Puis ce fut le salissage auprès des bénévoles et des adoptants qui devaient obligatoirement passer par la réception de son commerce. Pour éviter plus de détérioration, j'ai immédiatement limité le contact avec elle et je me suis tapé tout le travail moi-même tout l'été car c'était inutile de raisonner avec la folle de l'auberge. Elle me parlait par lettres pleines de fautes qu'elle envoyait une employée coller dans la vitre de notre local.



Mes recherches ont démontré qu'elle avait fait la même chose avec d'autres locataires.



Puis ce fut les menaces supposément parce qu'on avait des maladies dans notre petit local. Le manque d'aération n'aidait pas mais on avait le contrôle: il n'y a jamais eu d'épidémie de quoi que ce soit chez nos chats. Ça ne l'a pas empêchée de vomir sur notre travail à la journaliste. Elle a dit à la fonctionnaire de la ville que j'étais une "collectionneuse" "hoarder", etc.



Comme on arrivait à vivre avec ses menaces et qu'on s'occupait quand même des chats: on devait recevoir les gens presqu'en catimini en passant sur un gazon rempli de m*rde de chiens pour accéder au local. Dans les grosses chaleurs de l'été, ça sentait pas mal fort. La seule fois où le gazon a été nettoyé par ses employés c'est quand elle a menacé d'appeler Anima-Québec pour faire inspecter nos chats et notre travail. Elle devait avoir peur de se faire prendre pour malpropreté.



Or, quand elle a vu qu'on arrivait à vivre avec ces nouvelles menaces, elle a monté d'une coche et a essayé de nous faire croire que le propriétaire (qui est son père) était en négociation pour louer TOUT le sous-sol et qu'elle ne pouvait nous relocaliser dans l'édifice. Quand je lui ai dit que je ne la croyais pas, elle m'a donné encore une lettre pleine de fautes dans le style mise en demeure de déménager pour fin décembre.



Le sous-sol n'a jamais été loué.



Elle n'a jamais signé l'entente de location qu'on avait convenu ensemble et que j'avais préparée et tout de même, le loyer a toujours été payé.



Certaines choses doivent être dites car elle a retardé de 8 mois le développement de l'Opération Félix et nous a mis des bâtons dans les roues à chaque fois qu'elle avait la chance et ça, c'est inacceptable car ce sont les chats qui en ont payé le prix.



Elle savait quand elle nous a loué que c'était pour un refuge. Et la journaliste a été mal informée, personne n'a parlé du vrai visage des rescues qui doivent justement composer avec de la mauvaise foi, des mensonges et des menaces. J'assimile des traitements comme celui de la folle de l'auberge à la mafia animale. Ce n'est pas une garderie qu'on a ouvert, c'est un refuge. Les chats y sont confortables et très heureux d'avoir fini d'errer.



Les rescues doivent ramasser après les mauvais propriétaires qui abandonnent leur animal pour des raisons futiles autant que faire face à la violence de personnes comme Sandie Wand qui n'aime évidemment pas les animaux. Les élus et la population en général ne sont pas informés de ça et tendent à nous salir et à traiter les rescues comme des citoyennes de deuxième classe. Ils préfèrent envoyer tous ces animaux dans une fourrière où on a vu ce qui se passait.



Depuis les déboires de la fourrière Berger blanc, ce sont les rescues qui ont pris la relève. Elles sont débordées et n'ont jamais eu d'aide de quelque municipalité que ce soit. Même que les maires ne veulent pas chercher leur expertise pour des solutions urgentes. Pendant ce temps, les fourrières reçoivent encore les $$$ sans donner les services aux citoyens. J'y reviendrai.



Cette mauvaise expérience avec la folle de l'auberge aura eu au moins un côté positif: j'ai connu une équipe de bénévoles formidable, on a un local adéquat et nous allons de l'avant avec ou sans les journalistes du Courrier Laval. Les chats errants ont besoin de toute l'aide qu'on peut leur apporter et c'est urgent.



Pour aider leur cause, on peut faire un don

ou adopter un de nos petits protégés afin de lui donner un foyer permanent. On rejoint l'Opération Félix au 514 837-9972.



Merci d'essayer de comprendre l'oeuvre que j'essaie de pousser depuis 40 ans.