dimanche 29 mai 2011

SI ON NE FAIT PAS PARTIE DE LA SOLUTION, ON FAIT PARTIE DU PROBLÈME

(Lettre ouverte envoyée à La Presse et au Devoir le 19/5/2011 et qui n'a pas été publiée, évidemment)

Comme d'habitude, je ne suis pas impressionnée par la conférence de presse de M. Desjardins du comité exécutif de la Ville de Montréal sur la création d'une fourrière municipale comme solution de rechange aux fourrières privées mais je dois avouer que je suis passée à l'étape suivante: je suis en état de panique.

Ce qui est proposé là est une machine monstre qui, non seulement ne réglera pas le problème, mais va l'amplifier.

Ce n'est pas en mettant un rang de bureaucrates de plus qu'on va régler la détresse des animaux de compagnie, on a vu ce qui arrive avec le projet Bixi, c'est devenu un party de $$$

La réglementation

ON N'ÉDUQUE PAS AVEC DE LA RÉGLEMENTATION

L'idée de mettre plus de réglementation n'aidera pas en rien le scandale des fourrières privées ni l'éducation citoyenne. On a déjà tout plein de règlements dans les arrondissements qui donnent lieu à de l'interprétation, du harcèlement, des saisies et destructions d'animaux de compagnie en pleine santé. En bout de ligne, c'est toujours l'animal qui paie et souvent de sa vie pour des erreurs de jugement d'inspecteurs mal intentionnés.

On ne peut pas demander à un propriétaire de faire stériliser son animal sans lui offrir un service de stérilisation à prix modiques, CE QUI N'EXISTE PAS AU QUÉBEC.

Comme on ne peut pas demander aux propriétaires par règlement de ne pas abandonner leur animal dans les rues de Montréal quand ils n'ont qu'à traverser à Laval et l'abandonner l'autre bord du pont.

L'escouade canine de Montréal met déjà beaucoup d'énergies à faire le travail pour lequel le Berger Blanc est payé et à harceler les secouristes; au point que l'une d'elles a dû poursuivre la Ville et les inspecteurs pour faire cesser le harcèlement.

On va quand même pas augmenter ce délire d'un cran sous prétexte que la Ville s'est fait prendre à ne pas vérifier ce que son fournisseur de services faisait des animaux.

Tout d'abord, il n'y a AUCUNE statistique valable et réaliste sur la quantité d'abandons dans la région métropolitaine. Point.

Ce qu'on a lu dans les journaux, ce sont des chiffres établis au pifomètre par tous et chacun et il faut s'attendre à de méchantes surprises lorsque les compagnies privées et les organismes tiendront des registres réels et fiables.

C'est comme quand Barnotti avait sorti la statistique qu'il y avait 500000 morsures de chiens par année au Québec. Personne n'a pu démontrer d'où venait cette statistique mais les médias l'ont répétée pendant des mois. On est en train de faire la même chose aujourd'hui avec les euthanasies et les abandons.

Jamais on n'a tenu compte des sauvetages des secouristes (rescues) parce qu'elles ne font pas partie de la culture de la protection des animaux au Québec; elles travaillent sur le terrain, elles!

Comme on ne sait pas combien de propriétaires responsables ont fait endormir leur chien chez le vétérinaire.

Il va être difficile de faire une proposition de fourrière éthique aux arrondissements en n'ayant rien d'autre pour se baser que le contrat précédent avec la compagnie privée; lequel contrat était d'ailleurs aussi augmenté régulièrement au pifomètre.

Les vétérinaires

Les abandons d'animaux de compagnie ont commencé, et j'en témoigne parce que je l'avais dénoncé à l'époque, avec l'arrivée de la TPS/TVQ sur la nourriture pour animaux et les soins vétérinaires. Les prix ont grimpé d'un coup de 15% et ça a fait mal. L'animal en a payé et en paie encore le prix.

Aussi, on abandonne un animal malade en fourrière privée parce que l'euthanasie chez un vétérinaire et hors proportion avec le coût de la procédure. Le médicament pour endormir un animal n'est pas si dispendieux que ça alors on joue avec les sentiments du propriétaire pour gonfler la facture. Pour un propriétaire responsable, même si on sait ce qui se passe en fourrière privée, les $$$ doivent passer pour la nourriture des enfants avant les soins pour le chat. Ce n'est pas normal mais c'est surtout inacceptable car l'animal fait aussi partie de la famille.

Si l'on accepte ce fait que l'animal fait partie de la famille, on devrait pouvoir lui offrir les soins dont il a besoin et le moment venu, l'aider à traverser le pont des arcs-en-ciel.

Comme dans toutes les professions certains vétérinaires sont incompétents, ce qui accentue le malaise et le manque de confiance envers tous les vétérinaires. L'insistance de certains, par exemple, à vouloir vacciner un animal malade, vaccin qui le fera mourir plus rapidement, est une faute courante chez les jeunes vétérinaires. Les vaccins sont chers, se donnent facilement et sont souvent inutiles. Donc le profit passe avant le bien-être de l'animal et le client est mal placé pour regimber car il doit s'en remettre au professionnel.

Pendant que quelques unes se dévouent pour offrir des stérilisations à prix modiques, d'autres exagèrent sur le coût d'une visite qu'ils multiplient pour mieux charger. Résultat: il n'y a plus de visite au vétérinaire en bas de $200. C'est inacceptable autant pour l'animal que pour l'humain. Les secouristes accumulent des comptes vétérinaires dans les milliers de dollars et y engouffrent toutes leurs économies.

Nous savons toutes que notre problème aux abandons et euthanasies doit passer par la stérilisation massive mais à prix modiques. Malheureusement, l'Ordre des Vets ne l'a pas compris et ne voit que le côté $$$ pour ses membres. Pourquoi certaines secouristes doivent-elles se rendre au Vermont pour avoir des prix abordables quand on a plein de cliniques bien équipées de ce côté-ci de la frontière.

L'Ordre des vétérinaires qui a refusé de prendre nos plaintes contre ses membres qui vendent des médicaments "cash" aux usines à chiots et aux fourrières sans voir les animaux, met de la pression sur certaines cliniques pour qu'elles augmentent leurs prix. Ce n'est plus de la saine concurrence mais de la collusion.

La fourrière municipale

Née de la nécessité de régler une nuisance créée par l'errance des chiens, la fourrière municipale s'est incrustée et les propriétaires de ces compagnies privées y ont vu des profits faciles et peu de surveillance. Une fois la porte ouverte, les abus sont devenus flagrants, ont été dénoncés mais les élus et les bureaucrates ont fermé les yeux et les oreilles car pour eux, l'animal n'est pas important. "Ce n'est qu'un chat". Mais le chat, il souffre, il a des sentiments et les secouristes ne pouvaient l'ignorer.

Pour accéder à des animaux gratuits qu'ils revendent dans les usines à chiots, les labos et les cours à "scrap", les propriétaires de fourrières ont créé un système où l'animal disparait "ni vu, ni connu" et son propriétaire ne peut plus remettre la main dessus. Même la micropuce n'est pas efficace car les scanners ne sont pas utilisés sur les animaux retrouvés.

Et le système de soumissions actuel les paie en plus. Ils sont morts de rire de nous voir nous énerver sur le reportage qui a divulgué leur petit secret. Pierre Couture disait à qui voulait l'entendre qu'il n'avait pas de chambre à gaz au Berger Blanc. Mais il avait pire.

Et Anima-Québec protège les autres qui ont et utilisent des chambres à gaz en mauvais état avec des résultats cruels. Dénoncées plusieurs fois, les élus comme le maire de St-Lin continuent de leur accorder des contrats avec carte blanche.

Comme d'habitude, Diane pose la question juste:

Est-ce que les citoyens ne pourraient pas aller jusqu'à poursuivre les responsables qui ont contracté avec le Berger Blanc et qui n'ont, de toute évidence, jamais fait les vérifications et les suivis nécessaires auprès de cette compagnie privée ?

Je ne comprends pas qu'on puisse obliger les citoyens de payer une licence pour chiens alors que ce bandit a agi de façon illégale et qu'il ne paiera même pas d'amende ou quoi que ce soit suite à ses agissements. Mais il peut se permettre d'envoyer des mises en demeures aux activistes et d'émettre des amendes aux citoyens s'il y a plainte, par exemple, d'un chien qui jappe trop, etc.

Tout ça ne fait aucun sens.

C'est le visage arriéré du Québec.



mardi 19 avril 2011

Les lois du Québec sont-elles suffisantes ?

Des pétitions circulent chaque semaine afin de faire changer les lois du Québec et du Canada pour protéger les animaux.

Mais à partir de ce qu'on a ne peut-on pas intervenir. Ailleurs au Canada, le même Code criminel est en vigueur et pourtant, une infraction envoie un abuseur en prison. Alors qu'au Québec, ... rien.

La dernière cruauté étalée dans nos journaux, les gens de Ste Martine qui ont trouvé un chiot pendu devant leur porte en est le parfait exemple. Ces gens prétendent ne pas connaître les abuseurs. Mais ont-ils appelé les policiers ? Ceux-ci ont-ils fait une enquête ? Il ne faut pas compter sur la spca pour intervenir, trop occupés qu'ils sont à se réchauffer les mains en s'assoyant dessus.

Pourtant, on sait qu'une telle cruauté envers un animal est le début d'une vie de délinquance pour ces jeunes qui ont dû trouver la farce bien drôle mais qui vont déchanter quand ils commenceront à faire tourner les portes des prisons. Ça commence avec de tels délits pour se terminer avec le meurtre d'un humain et ça, la société l'accepte moins.

Alors si on commençait par porter plainte en vertu du Code criminel puis suivre le dossier auprès des policiers, on enverrait certainement un message de non tolérance de cruauté sur les animaux.

Mais quand Anima-Québec n'est même pas capable d'appliquer son P-42 et d'aller chercher le fils de l'ancien propriétaire de Lamarche & Pinard à St.Hilaire qui fait l'élevage des pitbulls pour les combats de chiens, il n'y a plus d'espoir envers les inspecteurs.

Quand bien même on aurait des lois blindées, si elles ne sont pas appliquées par manque de volonté de la police, on est faits et les animaux aussi.

Supposément que les policiers étaient là pour protéger les femmes, les enfants et les animaux, si ça rapporte pas de cash immédiatement, les rapports se font rares, comme pour la cruauté qui se déroule dans les rodéos en pleine ville, sous les yeux des inspecteurs de la spca et qui n'ont même pas été intéressés à vérifier quoi que ce soi. Voir texte précédent.

mardi 15 mars 2011

Le rodéo n'est pas une tradition québécoise

Samedi soir, tel que promis, je me suis rendue manifester devant le Centre Bell où avait lieu un rodéo organisé par Le Festival Western de St-Tite. C'est ce qu'ils disaient dans la publicité mais je ne crois pas que les québécois sont assez braves pour affronter un taureau. Donc ce devaient être des américains qui ont proposé d'organisé le tout. Et ils ont empoché le fric car c'est le style des québécois, le fric faut pas qu'il reste ici, on le laisse sortir n'importe comment.

Alors donc, j'ai vu défiler tous ces crétins, bedaine par en avant, gros cigare, puf! puf! La majorité étaient souls avant d'arriver. Tout le village de St-Tite était en ville: les 2,000 habitants.

Qu'ils portent des bottes à talons hauts, un manteau long qui bat au vent à la John Wayne et un chapeau western et qu'ils dansent des danses en ligne ou des sets carrés, je n'ai aucune objection. Mais ce qui me dérange énormément c'est le fait d'amener des taureaux et des petits veaux dans le milieu de l'arène et de s'acharner dessus jusqu'à leur casser le cou ou une patte. Ça, dans mon livre c'est de la cruauté. S'acharner sur des animaux apeurés, électrocutés et leur exiger un comportement qui n'est pas naturel comme de sauter ou ruer, c'est de la cruauté.

Tous ces crétins qui attendaient à la billetterie, j'ai eu le temps de les examiner. Ils se pensaient drôles, pour eux c'était une belle sortie. Y en a même qui sont arrivés, complètement souls, en limousine et qui ont titubé jusqu'à l'intérieur. Faut le faire, dépenser autant de $$$ pour aller voir de la cruauté animale.

C'est pas parce qu'on leur a pas dit. Il faut féliciter Melissa qui, derrière le mégaphone, les a invectivé pendant une heure et demi sans arrêter et leur a expliqué où elle était la cruauté et qu'ils n'avaient pas d'affaire à amener des enfants voir un tel spectacle. Des petits bouts de chou que les parents traînaient par la main et qui ne savaient même pas ce qu'ils faisaient là. Un rodéo ce n'est pas une sortie de famille.

Ben, les québécois sont tellement poltrons qu'après s'être fait dire qu'ils n'étaient pas plus brillants que les romains qui s'organisaient des jeux sanglants, y en a pas un qui a reviré.Tout le Québec profond était en ville. Même la dame qui a traversé nos lignes avec son manteau de fourrure; elle savait ce qu'on faisait là et elle a passé en vitesse, la tête baissée en pensant surement qu'on était pour lui arracher son manteau. On aurait dû.

Et le crétin qui est venu nous fumer son cigare dans la face, il avait tellement rien à dire qu'il a seulement passé une remarque futile sur la tuque d'une manifestante. Ça volait pas haut.

Une militante avait eu la bonne idée le jeudi précédent de faire une plainte à la spca car on sait d'avance ce qui se passe dans ce genre de spectacle. Ben, la meilleure c'est qu'un homme l'a rappelée le lundi, sans s'identifier, pour lui dire que si on avait vu quelque chose ou si quelqu'un avait vu quelque chose, de recontacter la spca et ils verraient ce qu'ils peuvent faire. C'est comme retourner un appel à l'heure du diner quand on ne veut pas parler à la personne ça. Autrement dit, les inspecteurs pourris de la spca ne voulaient rien faire.

Ils auraient au moins pu assister au spectacle et monitorer la cruauté. Ça leur aurait fait quelque chose à écrire dans leur rapport annuel. Ils font si peu que le rapport annuel doit pas être bien long. A part tuer les animaux..... Les québécois se sont plus époumonné pour dénoncer les joueurs de hockey qui se sont plantés la face dans la vitre la semaine passée que toute la cruauté animale au Centre Bell samedi soir. Les images ont tourné en boucle toute la semaine et ont fait le tour des Etats. Mais les images de samedi soir, baf.

Même aréna, des êtres vivants dans les deux cas, les deux espèces ont été malmenées et blessées, les uns étaient là par choix, les autres pas.

lundi 21 février 2011

Eureka! J'ai trouvé! C'est une culture!


Tout le gratin de la protection animale du Québec s'est émerveillé l'an passé du succès de la ville de Calgary à régler son problème de surpopulation animale.


Mais ce que les busybodies ont oublié c'est qu'au Québec, il n'y a pas eu d'éducation depuis 40 ans. J'étais du dernier kiosque que la spca de mtl a fait dans l'ouest avec Mme Beullac. Depuis, plus rien. Le C.A. de la spca semble penser que simplement leur existence est une forme d'éducation. Rien de plus faux.


Mais pourquoi ne pas aider les secouristes qui ramassent les chiens et chats abandonnés et leur trouvent un bon foyer, pourquoi ne pas offrir leur clinique trois fois par semaine pour stériliser les animaux des secouristes. On ne les invite même pas sur les décisions des "comités" et le meilleur exemple c'est encore le comité Kelley. Alors qu'on a invité l'Association des mushers, aucun refuge sans euthanasie n'y a participé. Ce n'est pas l'association des chiens de traîneaux qui va ramasser le trop plein de chiens dans Montréal, ce sont les secouristes.


La lecture des courriels qui passent dans ma boite et les divers liens sur Facebook m'ont permis de trouver les raisons et les manigances derrière l'oubli d'inviter les rescues:


C'est une culture


Au moins ces busybodies ont découvert que la définition de la surpopulation c'est qu'il y a plus d'animaux de compagnie pour adoption qu'il n'y a de foyers pour les accueillir. Ben bravo!!!


Depuis toutes ces années que j'essaie de voir pourquoi les spcas préfèrent tuer le surplus de leurs animaux de compagnie plutôt que de faire de l'éducation ou des blitzes d'adoption, c'est sûr que c'est moins d'ouvrage mais : c'est une culture.


La spa de Sherbrooke s'est équipée d'une chambre à gaz plutôt que de faire de la stérilisation massive ou de l'adoption de ses surplus. Elle sert probablement aussi de fourrière, c'est là que vient toute l'explication: on ne peut être à la fois un refuge sans euthanasie et une fourrière. Faux. C'est là-dessus que les américains travaillent et réussissent, je devrais dire: une société NO KILL.


Leur façon de penser: lorsqu'un refuge est plein, il doit euthanasier ou fermer sa réception. Si on est une fourrière on ne peut fermer la réception donc on euthanasie. Cette façon de voir les choses s'est faite depuis des décennies et est devenue une culture dans les spa et spca québécoises. C'est bien parce qu'avec cette notion, il n'y a plus d'excuses à donner au bon peuple qui se préoccupe du sort des animaux en surplus: c'est une culture.


Au lieu de s'en prendre aux secouristes et détruire leur réputation en les traitant de folles avec une maison pleine de chats, on peut tu travailler sur les solutions comme l'éducation et la stérilisation massive ? J'en ai assez de voir toutes bénévoles travailler sans arrêt en cherchant des solutions et de bons foyers pour leurs protégés quand les salariés de la spca se plaignent du stress de devoir euthanasier autant d'animaux et ne font rien pour aider à leur sauver la vie.


L'Ordre des vétérinaires s'est montré d'accord aux chambres à gaz, pourvu qu'on les appelle "cabinets d'euthanasie". La différence n'est que dans le verbiage, c'est la même façon cruelle de mourir et je ne suis pas sure qu'un chat blessé veut mourir de cette façon. En plus de ne pas aider dans une stérilisation à prix modiques, l'Ordre justifie les prix exhorbitants de ses membres en proposant de tuer les rescapés. Je voudrais bien mettre la main sur leur serment d'office.


Si on veut que ça change au Québec et voir la lumière au bout du tunnel, cette culture doit changer. Les spca rafflent tous les dons mais ne les réinvestissent pas dans l'éducation. Ce sont les secouristes qui éduquent le monde ordinaire "un par un" "one on one" comme on dit. C'est long mais au moins elles le font. Ce qui n'est pas le cas des busybodies qui sont plus préoccupés de se trouver un salaire faramineux comme Barnotti faisait dans le temps.


On pensait que ça changerait après son départ et qu'il y aurait plus de transparence. Faux. Avez-vous su, vous que la spca de mtl avait changé 3 fois de directeur durant la dernière année. Est-ce qu'il y a un(e) membre pour me dire s'il y a eu une assemblée générale annuelle en novembre 2010 ?




dimanche 30 janvier 2011

LA SAGA DE LA SPCA DE VALLEYFIELD EST LOIN D'ÊTRE TERMINÉE

Après une prise de contrôle hostile comme on dit dans le langage des affaires, voilà qu'Anima-Québec est à distribuer ou euthanasier les chats qui vivent dans le local du boulevard Mgr. Langlois, à coup de 100.

Incapables de faire adopter les chats opérés et vaccinés par les fondatrices, le personnel en a quand même pris soin jusqu'ici mais l'inquiétude nous gagne quand on nous apprend qu'un inspecteur d'Anima-Québec était sur les lieux vendredi pour en disposer. A la demande de qui ? de la Ville ? de Johanne Tassé ? Ou simplement que l'inspecteur s'est pointé au refuge et a décidé que l'organisation laissait à désirer et qu'il fallait réduire le nombre ?

Alors, à quoi ça aura servi de ruiner la vie des bénévoles-fondatrices en pensant faire mieux ? A ce que Johanne Tassé agresse physiquement l'une d'elle (la cause sera entendue au criminel en avril) ? A ce que les inspectrices qui se sont pointées là l'an passé et qui ont jugé la place infecte, qui se croyaient plus fines que les secouristes pour laisser tomber les chats dont celles-ci s'étaient occupé bénévolement deux ans avant la création du refuge Campifélin.

J'ai soupçonné dès le départ une prise de contrôle pour s'accaparer des chiens qui venaient avec le contrat de fourrière que les fondatrices avaient été obligées de prendre pour la ville, chiens qui étaient revendus en Ontario. Pour l'avoir écrit plusieurs fois, tous ces problèmes originent d'une connivence entre Johanne Tassé et Doris Ferrin, alors à l'emploi de la Ville de Valleyfield et qui se cherchait une nouvelle job.

Notre dernière intervention auprès de la Ville de Valleyfield a suscité un peu d'intérêt mais le responsable de la spca, le directeur des Travaux Publics, M. Denis Larochelle, répondait à tout le monde qu'il voulait savoir d'où venait cette plaisanterie. Il ne semblait pas plus inquiet que ça. Les décisions avaient-elles déjà été prises de tuer les chats ?

C'était loin d'être une plaisanterie et si c'en était une, elle a assez duré. Les chats abandonnés ont besoin de tous les refuges qu'on peut créer dans ce Québec de m*rde et je ne suis pas sure que ceux de la spca de Valleyfield ont le goût de mourir maintenant.

Reste à savoir la position d'AQ sur les chambres à gaz, que l'Association des Vétérinaires appelle pompeusement cabinets d'euthanasie.

Soyons clairs, ces chats ne méritent pas d'être gazés, peu importe par qui. Les secouristes les ont sauvés une fois, est-ce qu'on peut leur sauver la vie une seconde fois ?

Je demeure convaincue qu'une campagne agressive d'éducation et d'adoption auprès de la population de Valleyfield sauverait la situation. Va-t-il falloir aller en faire une campagne de sensibilisation à Valleyfield, lors des Jeux du Québec en février pour leur ouvrir les yeux ?

Ou, il y aurait encore mieux: aller chercher une subvention pour le loyer auprès du programme pour les refuges d'IFAW puis de faire une offre à la ville de reprendre le refuge et d'en confier la gérance aux fondatrices qui y ont déjà mis tant d'énergies.

Primo, ça donnerait une chance à IFAW de justifier leurs campagnes de collecte de fonds au Québec (dont ils ne remettent jamais d'argent) et, deuxio, ce serait là une opportunité excellente pour tous les groupes qui s'occupent des chats de travailler dans un but commun, de prendre un poste sur le CA à tour de rôle et de mener à bien un projet au Québec qui pourrait servir de modèle.

Y a-t-il quelqu'un qui a un contact privilégié avec IFAW à Ottawa ?

A tout événement, il va falloir qu'on fasse quelque chose et vite.

dimanche 9 janvier 2011

Il y a longtemps que je le dis

C'est pas par méchanceté, mais je vous répète souvent: les québécois sont des poltrons.

Voici un message que Marie de la Fondation Marty nous fait parvenir:

J'en suis à constater que lorsqu'il y a un cas de cruauté animale, les gens DOIVENT appeler IMMÉDIATEMENT LA POLICE pour déposer une plainte officielle et faire OUVRIR UN DOSSIER et, ensuite appeler la SPA de votre coin. Si vous ne le faites pas vous-même, personne ne le fera à votre place y compris la SPA. C'est à la personne qui trouve l'animal qui a la responsabilité. ... beaucoup de gens pensent que la SPA porte plainte lorsque vous amenez un animal qui a subi un acte de cruauté. ILS NE PORTENT PAS PLAINTE ET JAMAIS LE COUPABLE N'EST RETROUVÉ.

Ou même recherché, devrait-on dire. Déjà que les policiers ne sont pas capables de prendre sur eux de poursuivre l'enquête quand ils sont appelés sur un cas de cruauté animale, les animaux n'ont que nous pour faire cesser tout ça.

Ce qui est aussi très pénible et bien un signe que les québécois sont pissous, c'est le fait que des bénévoles doivent mettre des efforts à trouver des $$$ pour une récompense possible à celui ou celle qui osera dénoncer le moron qui a commis l'acte.

Mais la majorité des québécois pensent " chu tu pour..." dénoncer le chum de ma fille, le beau-frère ou le voisin. Des fois que j'aurais des représailles. Leur petite tranquilité est plus importante alors ils ferment les yeux.

En attendant, ces actes restent impunis et la société en paie le prix, pas seulement les animaux. Pourquoi ? Parce qu'un imbécile qui maltraite les animaux peut aller plus loin et il y a de fortes chances qu'il s'attaque ensuite aux enfants et à sa femme.

Alors Marie a raison, si vous êtes devant un cas de cruauté, il faut vous mouiller comme on dit. Il faut cesser de parler et agir. Ce sera la seule façon dont les animaux seront protégés.

Ça ne donne rien d'appeller la SPA ou spca, ou bien ce n'est pas sur leur territoire, ou bien ils n'ont pas d'inspecteur ou bien .... toujours les mêmes excuses pour ne pas agir. Leurs énergies sont mises pour aller voler les chiens chez les honnêtes gens ou les secouristes. Mais oui, j'en ai la preuve...

Comme je l'écrivais auparavant, la dame qui a retrouvé son chat de 16 ans dans une cage trappe dans la cour de son voisin n'a jamais porté plainte. Pourtant le voisin aurait eu besoin d'une leçon de choses pour avoir armé une trappe dans sa cour dans l'espoir d'attrapper le raton-laveur et de partir en vacances pour quinze jours. Je n'ai même pas eu l'adresse pour y envoyer un bénévole lui expliquer les choses.

Les québécois sont des poltrons. Quand vous leur en parlez, ils vous répondront: "heureusement qu'il y a des gens comme vous autres". Mais ils ne feront jamais rien d'eux-mêmes.

Il faut que ça change!

vendredi 13 août 2010

Egoisme ou indifférence

Bien qu’il ne manque pas de tragédies en ce monde, de causes humanitaires urgentes et bouleversantes, cela ne devrait jamais servir d’excuse au laxisme de nos représentants élus et aux politiciens qui tardent à abolir définitivement l’élevage sauvage et massif des animaux de compagnie et le recours aux chambres à gaz dans les fourrières. Car, si on ne peut prévenir les ravages des tremblements de terre, des inondations ou des cyclones, on peut cependant légiférer pour mettre fin à la cruauté et au manque total de conscience et de sens des responsabilités des humains envers les animaux.
P.L. Choinière, publié dans Le Reflet, 16 juillet 2010

Pendant que la société québécoise est aux prises avec des sites d'enfouissements qui débordent, les individus se garrochent dans les magasins pour acheter, acheter, acheter puis, jeter, jeter, jeter. Les québécois sont gaspilleux au possible. Ils n'ont aucun remord à mettre aux rebuts des articles payés le prix fort et dont ils se sont tannés.

C'est le même comportement que l'on retrouve avec leur animal de compagnie. Ils vont mettre le chat littéralement au bord du trottoir avec toutes les excuses imaginables et la meilleure et la plus utilisée c'est l'allergie. Foutaise!

Si le chum fume du pot, il n'a aucune allergie, seulement un ego trop fort pour supporter la compétition d'un animal dans l'apart. Et la blonde embarque dans l'histoire même si elle aime le chat. Quelle couillardise. Comment pourra-t-elle ensuite défendre son enfant contre l'égoisme du chum ?

On n'a pas besoin nécessairement de nouvelles lois, de nouveaux règlements qui ne seront pas appliqués de toutes façons. Si on trouvait plus de personnes courageuses pour défendre les animaux, comme pour donner l'adresse du moron qui a armé une cage-trappe dans sa cour et est parti en vacances en espérant que le raton serait mort à son retour. Aucune personne courageuse ne nous a donné son adresse pour qu'on puisse lui faire une leçon de choses. Pas même la dame qui a retrouvé son chat de 18 ans dans la cage-trappe.

Dans le moment, tout ce qu'on a sur internet, ce sont des voyeurs, des voyeuses qui regardent les photos les unes après les autres mais ne font rien pour régler la situation. Un beau chat de 2 ans, opéré dégriffé était à donner sur Kijiji. C'est déjà pénible mais il y avait pire: les 159 visites de l'annonce et personne n'est intervenu.

Le courage est ce qu'il manque le plus aux québécois. Quand ils cesseront de faire des plaintes anonymes contre les secouristes et s'attaqueront ouvertement aux morons des usines à chiots, nos élus n'auront pas le choix que d'intervenir. Ce sont toujours les mêmes qui se dévouent et trouvent des idées pour sauver les chats. Pendant ce temps, les dirigeant(e)s de la spca sont assis sur leurs mains et ne pensent qu'à leurs salaires et leurs vacances.