jeudi 27 octobre 2011

Bill Bruce, le gars à réglementation

Il va falloir se dire les vraies affaires, autrement, toutes les sauveteuses de chats vont devenir illégales. Et ça, c'est loin d'être une alternative à nos fourrières privées mais s'en va directement dans les fourrières privées.

Le Bill Bruce que l'on veut introduire dans la province comme le sauveur et son modèle Calgary est contesté depuis 2008 en Nouvelle-Ecosse. Il est considéré comme un gars à réglementation.

The key to Calgary's program is the way they enforce the laws they have -- through creating "teachable moments" to citizens vs treating everything like an "enforcement" opportunity -- which is too common in the mindset of most animal control agencies.

Si vous lisez l'anglais, je vous suggère: http://dogkisser.blogspot.com/2008/11/nathan-winograd-versus-bill-bruce.html

Au lieu de faire de l'éducation, Bill Bruce propose de la RÉGLEMENTATION.

Comme on l'a vu dans les journaux, c'est exactement là que Johanne Tassé s'enligne avec sa "formation". Depuis qu'elle est "consultante" à gauche et à droite, c'est uniquement ça qu'elle propose: de la réglementation et des amendes.

Malheureusement, ce ne sont pas les crétins qui abandonnent leur animal qui seront pénalisés mais celles qui font la bonne affaire: comme celles qui ont sauvé plein de chats abandonnés.

Rappelez vous le cas à Verdun il y a quelques années, lors la ville de l'époque a décidé de n'avoir que deux chiens par logement. Il y avait ce vieux couple qui avait trois chiens. Bon ben l'inspecteur municipal les a obligés à choisir. C'est pas simple, ça.

Alors le couple a contesté la réglementation en disant qu'elle était inconstitutionnelle. Et cela jusqu'en Cour Suprême. Notre avocat de service pour ce genre de cause Julius Grey a perdu cette cause à tous les stages. Donc impossible de recommencer une contestation.

Continuez de supporter le modèle Calgary mais toutes les filles qui seront illégales auront intérêts à cacher leur adresse car si on en juge par le passé, Anima-Québec sera là pour aller chercher vos animaux et les tuer. C'est ça le Québec.

On chiâle contre les animaux errants qui sont considérés comme une nuisance, on chiâle contre les animaux qui ont une maison qui sont aussi une nuisance, on chiâle contre la faune urbaine qui est aussi une nuisance, il n'y a que les crétins qui chiâlent qui sont entendus et écoutés.

Il va falloir s'unir et frapper fort avant d'avoir toute cette réglementation sur le dos.

mercredi 26 octobre 2011

L'inertie des médias

Alors que la moitié des québécois possèdent un animal de compagnie, que la société québécoise a été secouée par le documentaire de l’émission « Enquête » de Radio-Canada sur la cruauté à l’intérieur d’une fourrière privée, l’indifférence des médias face à l’agitation des mouvements de protection animale me fait peur.

Aucun journaliste ne veut dire les vraies affaires et personne ne s’est posé la question à savoir « pourquoi les auteurs de ces cruautés n’ont jamais été arrêtés ».

Au lieu de s’unir, les militantes et activistes veulent toutes partir leur propre mouvement, leur propre pétition qui ne mène nulle part, mais ont beaucoup de difficulté à recruter des adeptes. Elles n’ont rien compris. Comme elles veulent toutes avoir leur petit refuge pour sauver les chats, elles n’ont pas compris que si on s’y mettait toutes ensemble, on pourrait faire beaucoup plus.

Est-ce parce qu’elles ne voient pas la lumière au bout du tunnel ? Qu’elles ne voient pas la fin de cette cruauté organisée par les crétins qui abusent des animaux et les élus qui les cautionnent tout en harcelant les secouristes avec des règlements à la con? Quand l’inspecteure de la spca passe ses journées à suivre une secouriste de chiens à la trace pour la harceler et lui dire que son chien a fait de la m*rde au lieu de fermer une usine à chiots ou déposer une plainte contre Pierre Couture et sa femme pour cruauté, on a un problème de priorités et un problème majeur.

Des jeunes hommes, ex-employés du BB sont venus témoigner à visage découvert de ce qui se passait dans cette compagnie et on ne sait pas encore s’ils ont été rencontrés par les enquêteurs du SPVM. Les médias n'ont jamais posé la question non plus. De même qu'ils n'ont pas posé de questions sur la collusion entre les propriétaires de fourrières dans la région métropolitaine et pourquoi il n'y a toujours qu'un soumissionnaire: voyons donc, ils se partagent les contrats.

Meanwhile, back at the ranch, la Tassé propose une panoplie de règlements anti-animaux sans période d’éducation du public. Pour éviter de payer des amendes, les crétins vont simplement abandonner leurs animaux de compagnie dans la rue ou les apporter au BB et le cercle vicieux va recommencer à tourner.

Je le répète, tous les chiens n’ont pas été tués dans le sous-sol de la bâtisse du BB, beaucoup ont été vendus aux usines à chiots, les plus gros sont maintenant attachés à une chaîne dans une cour à scrap. J’ai vu la mine patibulaire des employés (ou propriétaires) de l’escouade K9 qui loue ses chiens comme système d’alarme et je doute que ces chiens soient bien nourris et bien traités.

Ce ne sont pas les amendements au P-42 que le ministre veut passer prochainement qui vont changer la vie de ces chiens-là. C’est nous autres, en s’unissant pour brasser des cages. Simplement transférer les courriels ne réglera rien non plus. Il faut s’impliquer physiquement. Imaginez, je demande simplement d’écrire au maire de mtl pour lui demander de faire arrêter les responsables des cruautés et personne n’est capable d’écrire un message, même si je fournis l’adresse.

Pôvres animaux!!!

dimanche 9 octobre 2011

LES CHATS ERRANTS NE L'ONT PAS FACILE: AUCUNE PROTECTION DANS CE QUÉBEC MALSAIN

En plus de la collusion entre les propiétaires de fourrières privées pour s'adjuger des contrats, voilà que les bénévoles de rue qui aident les chats errants dans le quartier Villeray font face à une autre mafia: les crétins malfaisants.

La femme de l'autre côté les nourrissait, qu'elle dit. On a réglé le problème. Ils sont venus chercher tous ses chats. Moi, des chats qui manque une oreille, une jambe... Nous, nous en sommes occupés.

La secouriste est au désespoir - Imaginez, que les gens d'un bout de rue se sont organisés pour faire disparaître les chats. Ils ont fait venir le berger blanc qui les ont capturés. -

La société chiâle contre les crétins qui abandonnent leur chat dans la rue mais au lieu de les aider, ces chats abandonnés, cette même société a d'autres crétins, qui à l'autre bout, les font tuer. Est-ce qu'on a demandé au chat s'il voulait mourir ? Surtout de la façon dont le berger blanc s'en charge.

Nous n'avons pas l'assurance que la situation a changé dans le local du boul. Henri-Bourassa et que les employés sont plus compatissants envers les chats. Quoiqu'en disent le maire de Montréal et les bureaucrates, il n'y a pas de surveillance sur les euthanasies qui y sont pratiquées de même qu'il n'y a eu aucune enquête criminelle sur les activités passées dénoncées.

Les chats errants appartiennent à tout le monde. Ils sont un problème de société mais ils sont aussi une responsabilité de société. C'est la lacune au Québec, y a jamais personne de responsable.

La recherche a démontré que même si l'on capture et que l'on tue tous les chats dans une certaine ruelle, d'autres prendront la place. La nature ayant horreur du vide, si l'on tue tous les chats, ce sont les rats qui prendront la place. Société sans conscience, choisissez !!

Ça ne donne rien de demander d'autres lois et règlements. On en a déjà plein la face. Sauf qu'il n'y a aucun règlement de "protection". Si le Code criminel canadien en matière de cruauté animale est appliqué en Nouvelle-Ecosse, au Québec, aucun policier ne le connait.

Comme par exemple, dans Rosemont, ils ont passé en douce un règlement interdisant de nourrir les chats errants. Notre enquête a démontré qu'un seul crétin s'était plaint des chats dans sa ruelle. Les élus, Lavallée en tête, mal conseillés, ont décidé que si on cessait de les nourrir, ça réglerait le cas.

Ben j'ai des petites nouvelles pour eux autres. Même malades, même mal nourris, les chats errants vont continuer à se reproduire et à errer dans les mêmes ruelles. Sauf qu'ils mourront plus jeunes et dans de grandes souffrances ce qui va directement à l'encontre de l'article 446 du Code criminel canadien qui interdit de faire souffrir inutilement un animal.

Quand je vous disais qu'on en avait des lois, les élus s'empêtrent dedans et ont recours à leur contentieux qui nous revient avec des opinions sans allure.


mercredi 10 août 2011

Le modèle "Calgary" est-il vraiment ce qu'il prétend être ?

On vient de m'annoncer que Johanne Tassé essaie d'organiser une conférence à Montréal pour faire la promotion du modèle de fourrière de la ville de Calgary en remplacement de notre déshonorable Berger Blanc.

Toutefois, certaines précisions ont besoin d'être apportées avant de se lancer tête baissée dans quelque chose que les bureaucrates de la Ville de Montréal ne connaissent pas. A preuve, ils ont laissé Pierre Couture gérer les animaux errants et abandonnés sans lui demander de compte et on en voit le résultat. Ça faisait au moins 30 ans que je le disais mais personne ne voulait me croire.

Alors voici, une recherchiste de profession est tombée dans le mille en examinant simplement les sites internet suivants:

Le Animal Services Center (la fourrière municipale) ne s'occupe que des chats et chiens perdus (ou errants). Si une personne veut se défaire de son animal, elle doit aller le porter à la Calgary Humane Society, laquelle par ailleurs, n'offre pas de service d'euthanasie. Si une personne veut faire euthanasier son animal, elle doit aller chez le vétérinaire!

Sur le site de la Calgary Humane Society (CHS), il est écrit: CHS is NOT able to provide public euthanasia services to owned animals. If you need to have your animal euthanized this must be done at your regular veterinary office.

Sur le site de la ville de Calgary, il est précisé: all the animals at the Animal Services Centre are impounded under the municipal bylaws. Calgarians who feel they must surrender their dog can do so at the Calgary Humane Society.

En 2009, le Animal Services Centre a reçu 5120 chiens et chats
et la CHS a reçu 6619 chiens et chats

Quand on met tout ça ensemble, les chiffres sont très loin de ceux présentés par Johanne Tassé dans son exposé.

De plus, la recherchiste me faisait remarquer que toute la population de chats errants et les colonies de chats et leur stérilisation sont pris en charge par la Meow Foundation, qui fait un travail remarquable, soit dit en passant.

Alors quand on revoit toutes les statistiques, ce n'est plus 400 euthanasies par année qu'on a pour la ville de Calgary mais un nombre beaucoup plus grand car les vétérinaires ne donnent pas leurs statistiques personnelles.

C'est sûr qu'il y a le même problème dans la région de Montréal et que les statistiques qui circulent présentement sur les abandons, les euthanasies, les adoptions, etc sont également faites au pifomètre. Le Berger Blanc n'a jamais donné de vraies statistiques sur le nombre d'animaux ramassés ou euthanasiés, il augmentait les chiffres d'année en année pour s'ajuster avec l'augmentation de ses contrats.

Nulle part il n'est tenu compte de tous les animaux récupérés par les secouristes (rescues) et adoptés en Ontario, aux USA, etc. De tous ces chats opérés et remis dans les colonies, de toutes les euthanasies au vétérinaire ainsi que des chiens et chats sortis des refuges par la porte d'en arrière par les secouristes.

Une fourrière municipale ne nous permettra pas de savoir non plus ce qui se passe et ça deviendra un secret comme dans le cas du BB. Adieu la transparence que seulement un groupe sans but lucratif avec ses bénévoles peut nous assurer. Moyennant bien sur que les bénévoles n'aient pas à signer un engagement de non divulgation comme ça se fait dans un certain endroit à Montréal.

C'est à bien y penser avant de créer un autre monstre politique où les animaux vont se perdre dans un système bureaucratique sans espoir d'en sortir vivants.



dimanche 29 mai 2011

SI ON NE FAIT PAS PARTIE DE LA SOLUTION, ON FAIT PARTIE DU PROBLÈME

(Lettre ouverte envoyée à La Presse et au Devoir le 19/5/2011 et qui n'a pas été publiée, évidemment)

Comme d'habitude, je ne suis pas impressionnée par la conférence de presse de M. Desjardins du comité exécutif de la Ville de Montréal sur la création d'une fourrière municipale comme solution de rechange aux fourrières privées mais je dois avouer que je suis passée à l'étape suivante: je suis en état de panique.

Ce qui est proposé là est une machine monstre qui, non seulement ne réglera pas le problème, mais va l'amplifier.

Ce n'est pas en mettant un rang de bureaucrates de plus qu'on va régler la détresse des animaux de compagnie, on a vu ce qui arrive avec le projet Bixi, c'est devenu un party de $$$

La réglementation

ON N'ÉDUQUE PAS AVEC DE LA RÉGLEMENTATION

L'idée de mettre plus de réglementation n'aidera pas en rien le scandale des fourrières privées ni l'éducation citoyenne. On a déjà tout plein de règlements dans les arrondissements qui donnent lieu à de l'interprétation, du harcèlement, des saisies et destructions d'animaux de compagnie en pleine santé. En bout de ligne, c'est toujours l'animal qui paie et souvent de sa vie pour des erreurs de jugement d'inspecteurs mal intentionnés.

On ne peut pas demander à un propriétaire de faire stériliser son animal sans lui offrir un service de stérilisation à prix modiques, CE QUI N'EXISTE PAS AU QUÉBEC.

Comme on ne peut pas demander aux propriétaires par règlement de ne pas abandonner leur animal dans les rues de Montréal quand ils n'ont qu'à traverser à Laval et l'abandonner l'autre bord du pont.

L'escouade canine de Montréal met déjà beaucoup d'énergies à faire le travail pour lequel le Berger Blanc est payé et à harceler les secouristes; au point que l'une d'elles a dû poursuivre la Ville et les inspecteurs pour faire cesser le harcèlement.

On va quand même pas augmenter ce délire d'un cran sous prétexte que la Ville s'est fait prendre à ne pas vérifier ce que son fournisseur de services faisait des animaux.

Tout d'abord, il n'y a AUCUNE statistique valable et réaliste sur la quantité d'abandons dans la région métropolitaine. Point.

Ce qu'on a lu dans les journaux, ce sont des chiffres établis au pifomètre par tous et chacun et il faut s'attendre à de méchantes surprises lorsque les compagnies privées et les organismes tiendront des registres réels et fiables.

C'est comme quand Barnotti avait sorti la statistique qu'il y avait 500000 morsures de chiens par année au Québec. Personne n'a pu démontrer d'où venait cette statistique mais les médias l'ont répétée pendant des mois. On est en train de faire la même chose aujourd'hui avec les euthanasies et les abandons.

Jamais on n'a tenu compte des sauvetages des secouristes (rescues) parce qu'elles ne font pas partie de la culture de la protection des animaux au Québec; elles travaillent sur le terrain, elles!

Comme on ne sait pas combien de propriétaires responsables ont fait endormir leur chien chez le vétérinaire.

Il va être difficile de faire une proposition de fourrière éthique aux arrondissements en n'ayant rien d'autre pour se baser que le contrat précédent avec la compagnie privée; lequel contrat était d'ailleurs aussi augmenté régulièrement au pifomètre.

Les vétérinaires

Les abandons d'animaux de compagnie ont commencé, et j'en témoigne parce que je l'avais dénoncé à l'époque, avec l'arrivée de la TPS/TVQ sur la nourriture pour animaux et les soins vétérinaires. Les prix ont grimpé d'un coup de 15% et ça a fait mal. L'animal en a payé et en paie encore le prix.

Aussi, on abandonne un animal malade en fourrière privée parce que l'euthanasie chez un vétérinaire et hors proportion avec le coût de la procédure. Le médicament pour endormir un animal n'est pas si dispendieux que ça alors on joue avec les sentiments du propriétaire pour gonfler la facture. Pour un propriétaire responsable, même si on sait ce qui se passe en fourrière privée, les $$$ doivent passer pour la nourriture des enfants avant les soins pour le chat. Ce n'est pas normal mais c'est surtout inacceptable car l'animal fait aussi partie de la famille.

Si l'on accepte ce fait que l'animal fait partie de la famille, on devrait pouvoir lui offrir les soins dont il a besoin et le moment venu, l'aider à traverser le pont des arcs-en-ciel.

Comme dans toutes les professions certains vétérinaires sont incompétents, ce qui accentue le malaise et le manque de confiance envers tous les vétérinaires. L'insistance de certains, par exemple, à vouloir vacciner un animal malade, vaccin qui le fera mourir plus rapidement, est une faute courante chez les jeunes vétérinaires. Les vaccins sont chers, se donnent facilement et sont souvent inutiles. Donc le profit passe avant le bien-être de l'animal et le client est mal placé pour regimber car il doit s'en remettre au professionnel.

Pendant que quelques unes se dévouent pour offrir des stérilisations à prix modiques, d'autres exagèrent sur le coût d'une visite qu'ils multiplient pour mieux charger. Résultat: il n'y a plus de visite au vétérinaire en bas de $200. C'est inacceptable autant pour l'animal que pour l'humain. Les secouristes accumulent des comptes vétérinaires dans les milliers de dollars et y engouffrent toutes leurs économies.

Nous savons toutes que notre problème aux abandons et euthanasies doit passer par la stérilisation massive mais à prix modiques. Malheureusement, l'Ordre des Vets ne l'a pas compris et ne voit que le côté $$$ pour ses membres. Pourquoi certaines secouristes doivent-elles se rendre au Vermont pour avoir des prix abordables quand on a plein de cliniques bien équipées de ce côté-ci de la frontière.

L'Ordre des vétérinaires qui a refusé de prendre nos plaintes contre ses membres qui vendent des médicaments "cash" aux usines à chiots et aux fourrières sans voir les animaux, met de la pression sur certaines cliniques pour qu'elles augmentent leurs prix. Ce n'est plus de la saine concurrence mais de la collusion.

La fourrière municipale

Née de la nécessité de régler une nuisance créée par l'errance des chiens, la fourrière municipale s'est incrustée et les propriétaires de ces compagnies privées y ont vu des profits faciles et peu de surveillance. Une fois la porte ouverte, les abus sont devenus flagrants, ont été dénoncés mais les élus et les bureaucrates ont fermé les yeux et les oreilles car pour eux, l'animal n'est pas important. "Ce n'est qu'un chat". Mais le chat, il souffre, il a des sentiments et les secouristes ne pouvaient l'ignorer.

Pour accéder à des animaux gratuits qu'ils revendent dans les usines à chiots, les labos et les cours à "scrap", les propriétaires de fourrières ont créé un système où l'animal disparait "ni vu, ni connu" et son propriétaire ne peut plus remettre la main dessus. Même la micropuce n'est pas efficace car les scanners ne sont pas utilisés sur les animaux retrouvés.

Et le système de soumissions actuel les paie en plus. Ils sont morts de rire de nous voir nous énerver sur le reportage qui a divulgué leur petit secret. Pierre Couture disait à qui voulait l'entendre qu'il n'avait pas de chambre à gaz au Berger Blanc. Mais il avait pire.

Et Anima-Québec protège les autres qui ont et utilisent des chambres à gaz en mauvais état avec des résultats cruels. Dénoncées plusieurs fois, les élus comme le maire de St-Lin continuent de leur accorder des contrats avec carte blanche.

Comme d'habitude, Diane pose la question juste:

Est-ce que les citoyens ne pourraient pas aller jusqu'à poursuivre les responsables qui ont contracté avec le Berger Blanc et qui n'ont, de toute évidence, jamais fait les vérifications et les suivis nécessaires auprès de cette compagnie privée ?

Je ne comprends pas qu'on puisse obliger les citoyens de payer une licence pour chiens alors que ce bandit a agi de façon illégale et qu'il ne paiera même pas d'amende ou quoi que ce soit suite à ses agissements. Mais il peut se permettre d'envoyer des mises en demeures aux activistes et d'émettre des amendes aux citoyens s'il y a plainte, par exemple, d'un chien qui jappe trop, etc.

Tout ça ne fait aucun sens.

C'est le visage arriéré du Québec.



mardi 19 avril 2011

Les lois du Québec sont-elles suffisantes ?

Des pétitions circulent chaque semaine afin de faire changer les lois du Québec et du Canada pour protéger les animaux.

Mais à partir de ce qu'on a ne peut-on pas intervenir. Ailleurs au Canada, le même Code criminel est en vigueur et pourtant, une infraction envoie un abuseur en prison. Alors qu'au Québec, ... rien.

La dernière cruauté étalée dans nos journaux, les gens de Ste Martine qui ont trouvé un chiot pendu devant leur porte en est le parfait exemple. Ces gens prétendent ne pas connaître les abuseurs. Mais ont-ils appelé les policiers ? Ceux-ci ont-ils fait une enquête ? Il ne faut pas compter sur la spca pour intervenir, trop occupés qu'ils sont à se réchauffer les mains en s'assoyant dessus.

Pourtant, on sait qu'une telle cruauté envers un animal est le début d'une vie de délinquance pour ces jeunes qui ont dû trouver la farce bien drôle mais qui vont déchanter quand ils commenceront à faire tourner les portes des prisons. Ça commence avec de tels délits pour se terminer avec le meurtre d'un humain et ça, la société l'accepte moins.

Alors si on commençait par porter plainte en vertu du Code criminel puis suivre le dossier auprès des policiers, on enverrait certainement un message de non tolérance de cruauté sur les animaux.

Mais quand Anima-Québec n'est même pas capable d'appliquer son P-42 et d'aller chercher le fils de l'ancien propriétaire de Lamarche & Pinard à St.Hilaire qui fait l'élevage des pitbulls pour les combats de chiens, il n'y a plus d'espoir envers les inspecteurs.

Quand bien même on aurait des lois blindées, si elles ne sont pas appliquées par manque de volonté de la police, on est faits et les animaux aussi.

Supposément que les policiers étaient là pour protéger les femmes, les enfants et les animaux, si ça rapporte pas de cash immédiatement, les rapports se font rares, comme pour la cruauté qui se déroule dans les rodéos en pleine ville, sous les yeux des inspecteurs de la spca et qui n'ont même pas été intéressés à vérifier quoi que ce soi. Voir texte précédent.

mardi 15 mars 2011

Le rodéo n'est pas une tradition québécoise

Samedi soir, tel que promis, je me suis rendue manifester devant le Centre Bell où avait lieu un rodéo organisé par Le Festival Western de St-Tite. C'est ce qu'ils disaient dans la publicité mais je ne crois pas que les québécois sont assez braves pour affronter un taureau. Donc ce devaient être des américains qui ont proposé d'organisé le tout. Et ils ont empoché le fric car c'est le style des québécois, le fric faut pas qu'il reste ici, on le laisse sortir n'importe comment.

Alors donc, j'ai vu défiler tous ces crétins, bedaine par en avant, gros cigare, puf! puf! La majorité étaient souls avant d'arriver. Tout le village de St-Tite était en ville: les 2,000 habitants.

Qu'ils portent des bottes à talons hauts, un manteau long qui bat au vent à la John Wayne et un chapeau western et qu'ils dansent des danses en ligne ou des sets carrés, je n'ai aucune objection. Mais ce qui me dérange énormément c'est le fait d'amener des taureaux et des petits veaux dans le milieu de l'arène et de s'acharner dessus jusqu'à leur casser le cou ou une patte. Ça, dans mon livre c'est de la cruauté. S'acharner sur des animaux apeurés, électrocutés et leur exiger un comportement qui n'est pas naturel comme de sauter ou ruer, c'est de la cruauté.

Tous ces crétins qui attendaient à la billetterie, j'ai eu le temps de les examiner. Ils se pensaient drôles, pour eux c'était une belle sortie. Y en a même qui sont arrivés, complètement souls, en limousine et qui ont titubé jusqu'à l'intérieur. Faut le faire, dépenser autant de $$$ pour aller voir de la cruauté animale.

C'est pas parce qu'on leur a pas dit. Il faut féliciter Melissa qui, derrière le mégaphone, les a invectivé pendant une heure et demi sans arrêter et leur a expliqué où elle était la cruauté et qu'ils n'avaient pas d'affaire à amener des enfants voir un tel spectacle. Des petits bouts de chou que les parents traînaient par la main et qui ne savaient même pas ce qu'ils faisaient là. Un rodéo ce n'est pas une sortie de famille.

Ben, les québécois sont tellement poltrons qu'après s'être fait dire qu'ils n'étaient pas plus brillants que les romains qui s'organisaient des jeux sanglants, y en a pas un qui a reviré.Tout le Québec profond était en ville. Même la dame qui a traversé nos lignes avec son manteau de fourrure; elle savait ce qu'on faisait là et elle a passé en vitesse, la tête baissée en pensant surement qu'on était pour lui arracher son manteau. On aurait dû.

Et le crétin qui est venu nous fumer son cigare dans la face, il avait tellement rien à dire qu'il a seulement passé une remarque futile sur la tuque d'une manifestante. Ça volait pas haut.

Une militante avait eu la bonne idée le jeudi précédent de faire une plainte à la spca car on sait d'avance ce qui se passe dans ce genre de spectacle. Ben, la meilleure c'est qu'un homme l'a rappelée le lundi, sans s'identifier, pour lui dire que si on avait vu quelque chose ou si quelqu'un avait vu quelque chose, de recontacter la spca et ils verraient ce qu'ils peuvent faire. C'est comme retourner un appel à l'heure du diner quand on ne veut pas parler à la personne ça. Autrement dit, les inspecteurs pourris de la spca ne voulaient rien faire.

Ils auraient au moins pu assister au spectacle et monitorer la cruauté. Ça leur aurait fait quelque chose à écrire dans leur rapport annuel. Ils font si peu que le rapport annuel doit pas être bien long. A part tuer les animaux..... Les québécois se sont plus époumonné pour dénoncer les joueurs de hockey qui se sont plantés la face dans la vitre la semaine passée que toute la cruauté animale au Centre Bell samedi soir. Les images ont tourné en boucle toute la semaine et ont fait le tour des Etats. Mais les images de samedi soir, baf.

Même aréna, des êtres vivants dans les deux cas, les deux espèces ont été malmenées et blessées, les uns étaient là par choix, les autres pas.